Inovev prévoit 50 000 unités par an du nouveau SUV Audi Q6 E-Tron
Audi a dévoilé au salon de Munich 2023 son SUV Q6 E-Tron 100% électrique qui se situera dans la gamme du constructeur entre le Q4 E-Tron 100% électrique et le Q8 E-Tron 100% électrique.
 
La gamme Audi 100% électrique est donc en train de se construire à grands pas, afin de mieux de se positionner sur le marché face à BMW et Mercedes, ses deux principaux concurrents. Il est toutefois regrettable que la marque Audi n’ait pas encore investi la catégorie des berlines 100% électriques, à part la E-Tron GT qui est située dans le très haut de gamme.
 
BMW a ainsi ses berlines Mini Cooper, i4, i5 et i7 tandis que Mercedes dispose de ses EQE, EQS et de ses Smart. On attend donc avec impatience le lancement des Audi A2, A4, A6 et A8 100% électriques puisque le constructeur a annoncé que les chiffres pairs attribués à ses modèles seraient dédiés aux voitures 100% électriques.
 
Le nouveau SUV Audi Q6 E-Tron est le premier modèle de la marque à être basé sur la plateforme PPE qu’utiliseront d’autres modèles du groupe Volkswagen comme le futur Porsche Macan.
 
En 2022, Audi a produit 109 353 véhicules électriques dont 57 301 Q4 E-Tron, 39 986 Q8 E-Tron et 12 066 E-Tron GT selon Inovev, ce qui représente 7% à peine de sa production mondiale. Inovev table sur 50 000 unités par an du nouveau Q6 E-Tron qui sera fabriqué sur le site allemand d’Ingolstadt.
Fiat perd régulièrement du terrain en Europe depuis 25 ans
La marque Fiat perd régulièrement du terrain en Europe (UE + Suisse + Norvège)  et en Italie, son pays d’origine, depuis 1997. Fiat vendait alors plus de 800 000 voitures dans son pays d’origine, représentant 34% du marché italien qui atteignait alors 1,7 million de voitures particulières. En 2022, Fiat a vendu moins de 200 000 voitures en Italie, représentant 13% d’un marché qui atteignait 1,3 million de voitures particulières. En 25 ans, la chute des ventes du constructeur dans son pays d’origine est donc de 75% !
 
La chute des ventes du constructeur dans son pays d’origine est constante depuis 25 ans. On observe également que la chute de Fiat sur cette période en Europe est due principalement à sa chute en Italie. Fiat n’a pas pu augmenter ses ventes dans les autres pays d’Europe pour compenser son déclin en Italie. Et l’Italie a toujours représenté l’essentiel des ventes de Fiat en Europe, aussi bien en 2022 que durant les 25 années précédentes (et plus encore il y a 50 ou 60 ans …).
 
Les raisons qui expliquent cette chute des ventes de Fiat en Europe et en Italie sont multiples. Mais les raisons principales sont la réduction progressive de la gamme du constructeur (dont la suppression de la Punto non remplacée reste le facteur le plus emblématique), le transfert d’une partie de la clientèle vers les SUV de marque Jeep (firme rachetée par Fiat en 2011) alors que la marque Fiat était dépourvue de vrais SUV et enfin une concurrence accrue et souvent plus compétitive, comme l’offre de VW, Renault ou Toyota.
 
La fusion de Fiat-Chrysler et de PSA en 2021 devrait permettre de reconstruire une nouvelle gamme Fiat plus large et plus compétitive, ce qui pourrait enrayer la chute de ses ventes en Europe et en Italie, amorcée il y a 25 ans.
Ford perd régulièrement du terrain en Europe depuis 25 ans
La marque Ford perd régulièrement du terrain en Europe (UE + Suisse + Norvège) et au Royaume-Uni, depuis 1997. Ford vendait alors 400 000 voitures au Royaume-Uni, son premier marché européen, représentant 18% du marché britannique qui atteignait alors 2,2 millions de voitures particulières. En 2022, Ford a vendu 130 000 voitures au Royaume-Uni, représentant 8% d’un marché qui atteignait 1,6 million de voitures particulières. En 25 ans, la chute des ventes de Ford au Royaume-Uni atteint donc 67,5% !
 
La chute des ventes du constructeur sur son premier marché européen est constante depuis 25 ans. Trois périodes se dégagent malgré tout, celle de 1995 à 2005 où la part de Ford au Royaume-Uni est tombée de 21% à 14%, celle de 2005 à 2009 où Ford est parvenu à stabiliser sa part de marché à 15-16% dans un marché britannique en baisse, et enfin celle de 2009 à 2022 où Ford a de nouveau plongé au Royaume-Uni avec une part de marché qui est passée de 16% à 8% en 13 ans. 
 
Les raisons qui expliquent cette chute des ventes de Ford en Europe et au Royaume-Uni sont multiples. Mais les raisons principales sont le manque de compétitivité de la marque face à Volkswagen et aux marques japonaises et coréennes, le manque d’innovation, résultat d’une gestion à l’économie de la part du propriétaire, le groupe américain Ford Motor, la réduction volontaire de la gamme (suppression des B-Max, C-Max, S-Max, Galaxy, Mondeo, Ka, Fiesta). Cette réduction a accéléré la chute des ventes de Ford au Royaume-Uni qui était resté le leader de ce marché depuis la déliquescence du groupe British Leyland puis Austin-Rover.
 
L’avenir de Ford en Europe et au Royaume-Uni paraît très incertain.
Opel perd régulièrement du terrain en Europe depuis 25 ans
La marque Opel perd régulièrement du terrain en Europe (UE + Suisse + Norvège) et en Allemagne, son pays d’origine, depuis 1997. Opel vendait alors plus de 550 000 voitures dans son pays d’origine, représentant 16% du marché allemand qui atteignait alors 3,5 millions de voitures particulières. En 2022, Opel a vendu moins de 150 000 voitures en Allemagne, représentant 5% d’un marché qui atteignait 2,7 millions de voitures particulières. En 25 ans, la chute des ventes d’Opel dans son pays d’origine est donc de 74% !
 
La chute des ventes d’Opel dans son pays d’origine est constante depuis 25 ans. Trois périodes se dégagent malgré tout, celle de 1997 à 2002 où la part de Opel en Allemagne est tombée brutalement de 16% à 10%, celle de 2002 à 2005 où Opel est parvenu à stabiliser sa part de marché à 10% dans un marché allemand en baisse, et enfin celle de 2005 à 2022 où Opel a de nouveau plongé sur son marché d’origine avec une part de marché qui est passée de 10% à 5% en 17 ans. 
 
Les raisons qui expliquent cette chute des ventes de Opel en Europe et en Allemagne sont multiples. Mais les raisons principales sont le manque de compétitivité de la marque face à Volkswagen et face aux marques japonaises et coréennes, le manque d’innovation, résultat d’une gestion à l’économie de la part du propriétaire d’alors, le groupe américain General Motors (en particulier retard dans le lancement de vrais SUV). La fragilité des moteurs diesel Opel a joué aussi un rôle néfaste pour la marque.  Le rachat de Opel par PSA en 2017 et la fusion de PSA avec Fiat-Chrysler en 2021 devrait permettre  de reconstruire une nouvelle gamme Opel plus large et plus compétitive, ce qui pourrait enrayer la chute de ses ventes en Europe et en Allemagne, amorcée il y a 25 ans.
Grâce à la marque Dacia, Renault maintient sa position en Europe
Alors que la marque Renault a reculé en France et en Europe (UE + Suisse + Norvège) depuis 25 ans, ses ventes européennes étant passées de 1,3 million de voitures particulières en 1997 à 600 000 en 2022 (représentant une chute de 55%) et ses ventes en France étant passées de 470 000 unités en 1997 à 235 000 en 2022 (représentant une chute de 50%), l’apport de la marque Dacia lui a permis de compenser la majeure partie de la baisse de ses ventes, à la fois en France et en Europe. Cela est surtout visible en terme de part de marché, l’ensemble Renault-Dacia totalisant 6% du marché européen et près de 25% du marché français, sans grand changement dans les deux cas depuis 25 ans.
 
En terme de ventes, l’ensemble Renault-Dacia est passé de 1,3 million de ventes en 1997 à 1,0 million d’unités en 2022, reflétant la baisse globale du marché européen, puisque sa part de marché est restée stable. On peut ainsi conclure que l’ensemble Renault-Dacia n’a pas du tout perdu de terrain en Europe depuis 25 ans, si l’on admet que les Dacia ne sont que des modèles Renault vendus sous une autre marque.
 
Dacia qui a commencé à vendre en France et en Europe des voitures dérivées des Renault à partir de 2005, en a écoulé 460 000 unités en Europe et 130 000 en France en 2022, représentant 45% des ventes européennes de l’ensemble Renault-Dacia en 2022, proportion en constante augmentation depuis 2005.
 
Sur les huit premiers mois de 2023, la part de Dacia atteint désormais 46% des ventes européennes de l’ensemble Renault-Dacia. On peut penser qu’elle continuera à se rapprocher progressivement des 50% au cours des prochaines années.
 
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