Le marché des véhicules particuliers en Algérie reste à un niveau très bas en 2023

Le marché automobile algérien est en souffrance depuis 2016, depuis l’arrêt des importations décidé par le gouvernement algérien pour favoriser la production locale de voiture.

Les ventes d’automobiles neuves sont passées de près de 450 000 unités en 2012 et en 2013 à 100 000 unités en 2016 et en 2017.
A
partir de ce moment, le marché algérien a été approvisionné en majorité par les usines locales qui assemblent des véhicules en CKD (Complete Knocked Down) ou SKD (Semi Knocked Down), comme celles de Renault-Dacia, de Hyundai-Kia ou de Volkswagen-Audi. L’objectif du gouvernement algérien était que les constructeurs automobiles implantent un maximum d’usines dans le pays pour approvisionner le marché automobile estimé à 400 000-450 000 unités par an, mais cet objectif n’a pas été atteint puisque rares sont les constructeurs qui ont décidé de s’implanter durablement en Algérie.

Du coup, les ventes d’automobiles neuves se sont effondrées dans la période 2015-2016 et sont tombées à 100 000 unités par an. La crise du Covid a fait de nouveau chuter les ventes d’automobiles neuves, cette fois en deçà des 35 000 unités par an. En 2022, elles n’ont pas dépassé 25 402 unités, contre 32 851 unités en 2021. En 2023, elles devraient remonter légèrement à 30 000 unités.

Par marques, Dacia reste leader du marché algérien en 2022 (avec 28% de part de marché) grâce à l’usine d’Oran qui produit les Logan et Sandero et aussi grâce à des prix très bas qui correspondent bien à la demande locale. Les marques coréennes Hyundai et Kia suivent avec 24% de part de marché cumulée. Le chinois Chery occupe 9% du marché devant Renault et Peugeot.

Le marché des véhicules particuliers en Turquie va sans doute battre son record en 2023
-Le marché des véhicules particuliers turc évolue souvent en dents de scie, mais on peut dire que le pic de ventes a été atteint en 2015-2016 avec un volume de 750 000 voitures particulières par an. Le marché turc s’est ensuite contracté pour tomber progressivement à 400 000 unités en 2019. Curieusement, la crise du Covid n’a pas affecté ce marché en 2020 qui est remonté à 600 000 unités. Le marché turc s’est ensuite stabilisé, perturbé comme les autres marchés par la pénurie des semi-conducteurs et le dérèglement de la logistique mondiale, puis par la hausse du prix des matières premières et des hydrocarbures.
-Autre objet d’étonnement, alors que l’on parle souvent d’une situation économique difficile en Turquie en 2023, le marché automobile contredit ce constat, car celui-ci est en forte hausse cette année, avec une réelle possibilité de se rapprocher des pics de ventes de 2015-2016, soit près de 750 000 ventes de voitures particulières sur l’ensemble de l’année.
-Par marques, les deux premiers leaders restent les mêmes depuis plusieurs décennies, à savoir Fiat (16% de part de marché en 2022) et Renault (15% de part de marché en 2022). Ces deux constructeurs sont d’ailleurs les deux plus gros producteurs d’automobiles particulières en Turquie. Derrière, on note la présence de Volkswagen (qui finalement ne construira pas d’usine en Turquie), de Hyundai (qui dispose lui d’une usine en Turquie) et de Toyota (qui dispose lui aussi d’une usine en Turquie).
-A noter que le marché des voitures 100% électriques (BEV) est en train de démarrer en Turquie, avec 4% de part de marché en 2023 (contre 1% en 2022 et 0,5% en 2021) et 5% pour l’ensemble des motorisations alternatives (HEV+PHEV+BEV).
Tesla veut vendre 250 000 unités par an de son pick-up Cybertruck
-Après deux ans de retard sur le calendrier prévu, le constructeur californien Tesla a annoncé que les premières livraisons de son pick-up 100% électrique Cybertruck seront effectuées à partir du 30 novembre 2023. Tesla prévoit de fabriquer jusqu’à 250 000 unités par an à partir de 2025 de ce pick-up d’allure futuriste dans son usine américaine d’Austin (Texas).
-Le pick-up Tesla qui s’adresse à une nouvelle frange de la clientèle du constructeur, celle des pick-up de grandes dimensions, devra convaincre les adeptes de ce genre de véhicules plutôt enclins à se tourner vers des pick-up de forme classique et dotés de gros moteurs thermiques. C’est le cas des leaders de cette catégorie, les Ford Série F, Chevrolet Silverado, Ram pick-up et GMC Sierra qui représentent un marché de 2,5 millions de véhicules par an, en incluant les Toyota Tundra et Nissan Titan.
-Tesla veut donc s’accaparer 10% de ce marché en 2025, avec un design en totale rupture avec les modèles concurrents et une motorisation 100% électrique qui rompt totalement avec les habitudes des clients des modèles concurrents, les versions 100% électriques des Ford Série F et Chevrolet Silverado ne recueillant que très peu de commandes.
-Cette situation n’effraie pas le patron de Tesla, Elon Musk, qui a pour l’instant réussi son pari de faire de Tesla l’une des premières marques mondiales de véhicules électriques en terme de volume (1,75 million de véhicules vendus en 2023). Elon Musk avait annoncé 250 000 commandes lors de la présentation du Cybertruck en novembre 2019, 650 000 en novembre 2020 et 1 250 000 en novembre 2021, les clients potentiels étant attirés par un tarif très compétitif, de l’ordre de 60 000 dollars.
Stellantis va doubler sa capacité de production à Kenitra (Maroc)
-Le groupe Stellantis a annoncé qu’il allait doubler la capacité de production de son usine marocaine de Kenitra, qui passera de 200 000 véhicules par an à 400 000 véhicules par an en 2024, puis 800 000 par an en 2030.
-Actuellement, seule une partie des Peugeot 208 thermique est fabriquée à Kenitra (moins de 100 000 unités par an) ainsi que les voiturettes électriques Citroën AMI et Opel Rocks-e (12 000 unités par an). Avec l’arrivée de la version Fiat (Topolino), le nombre de petits véhicules urbains devraient atteindre 20 000 unités produites par an en 2024-2025 mais Stellantis a annoncé qu’il compte en produire 50 000 par an à l’horizon 2030. Pour le reste de la production, les projets de Stellantis sont encore flous.
-Il semble que le constructeur veut y implanter la plateforme CMP Entry pour des modèles économiques adaptés aux marchés d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, mais aucun modèle n’est précisé. Il est possible que la nouvelle Citroën C3 qui vient d’être dévoilée et qui utilise cette plateforme sera fabriquée à Kenitra (en plus du site slovaque de Trnava) et également la future Fiat Panda qui sera très proche de cette Citroën C3, ainsi que l’Opel Crossland qui sera elle aussi très proche de la Citroën C3. D’autres modèles pourraient s’ajouter à cette liste. La Peugeot 208 pourrait aussi voir son volume de production augmenter dès la génération actuelle et surtout à partir du lancement de la prochaine génération (prévue pour 2026).
-Grâce à l’ensemble de ces modèles, Stellantis compte prendre une part de marché des voitures particulières de 40% en Afrique du Nord en 2030 (marché actuel de moins de 500 000 véhicules par an) alors qu’aujourd’hui Renault est largement leader sur ce marché, sans que l’on puisse définir sa part de marché avec précision.
La Russie est le premier marché des constructeurs chinois en Europe
-Sur le cumul des 9 mois 2023, la part des constructeurs chinois affiche de nouveaux records en Europe (UE + Suisse + Norvège + Royaume-Uni), en Russie, en Turquie et en Ukraine. En Europe (UE + Suisse + Norvège + Royaume Uni), les constructeurs chinois (sans compter Volvo) représentent 2,75% du marché des voitures particulières, mais dans certains pays cette part de marché est beaucoup plus importante comme en Suède (6,1%), en Norvège (5,3%), au Royaume-Uni (5,0%), aux Pays-Bas (4,5%), en Italie (4,2%) et en Espagne (3,8%).
-D’autres pays se situent en dessous de la moyenne, comme le Danemark (2,5%), l’Irlande (2,0%), la France (1,8%), la Belgique (1,8%), l’Autriche (1,7%), l’Allemagne (1,4%) et la Finlande (1,3%). Les autres pays se situent nettement en dessous de la moyenne, soit 1% ou moins de 1% du marché. Il s’agit de l’ensemble des pays de l’Est de l’Europe plus la Grèce, la Suisse et le Portugal.
-En incluant Volvo, la part de marché des constructeurs chinois en Europe monte à 4,9% sur les 9 premiers mois de 2023. En Ukraine, la part de marché des constructeurs chinois sur les 9 premiers mois de 2023 atteint 3,5% et 4,3% en incluant Volvo.
-En Turquie, la part de marché des constructeurs chinois sur les 9 premiers mois de 2023 est plus importante puisqu’elle atteint 5,4% et 6,6% en incluant Volvo. A noter que la nouvelle marque turque Togg occupe déjà 1% du marché turc. En Russie, la part de marché des constructeurs chinois sur les 9 premiers mois de 2023 a dépassé pour la première fois les 48% (48,5%) et il s’agit du plus gros volume de ventes (plus de 300 000 ventes) jamais enregistré sur le continent.
 
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