The Tesla brand is becoming very dependent on China
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La marque Tesla devient très dépendante de la Chine
- La marque californienne de voitures 100% électriques Tesla a produit dans le monde près de 4,5 millions de voitures depuis sa création en 2012 et un peu plus de 1,3 million de voitures en 2022, dont 727 000 unités en Chine (qui est le premier pays producteur de la marque depuis 2021), 548 000 unités aux Etats-Unis et 41 000 unités en Europe (qui vient de démarrer l’an dernier).
- Pour 2023, les prévisions d’Inovev font état d’une production globale de 1,65 million de voitures Tesla, répartis de la façon suivante : 843 000 unités en Chine, 656 000 unités aux Etats-Unis et 150 000 unités en Europe.
- La Chine restera cette année le premier pays producteur de la marque, même si une partie des voitures qui étaient exportées vers l’Europe ne le sera plus, car Tesla a décidé de produire en Europe la plupart des Model Y vendues en Europe. Une bonne partie des modèles Tesla vendus en Europe provenaient de Chine en 2022 et la totalité en 2021, alors que la production en Europe n’avait pas démarré.
- Dans ces conditions, Tesla dépend beaucoup de la Chine, et la construction d’une usine Tesla au Mexique peut être interprétée entre autres choses comme une volonté de moins dépendre de la Chine.
- En terme de ventes, il est intéressant de noter qu’en 2022 le premier marché de Tesla reste les Etats-Unis devant la Chine, mais en 2023, on devrait voir ces deux pays acheter autant de Tesla. L’Europe est le troisième marché de la marque californienne, achetant deux fois moins de voitures Tesla que la Chine ou les Etats-Unis en 2022, mais l’année 2023 devrait voir l’écart entre les trois pays se réduire. Le Canada est le quatrième marché de Tesla.
Opel will be the only European carmaker to offer a BEV equivalent to each of its models in 2024
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Opel sera le seul constructeur européen à proposer en 2024 un équivalent VEB à chacun de ses modèles
- Opel (filiale du groupe Stellantis) va devenir le seul constructeur européen à proposer en 2024 un équivalent véhicules électrique à batterie (VEB) à chacun de ses modèles.
- En effet, toute la gamme du constructeur sera bientôt disponible dans une version à motorisation 100% électrique.
1. Sont d’ores et déjà disponibles en version 100% électrique : la Corsa (berline de segment B), le Mokka (SUV de segment B), l’Astra (berline de segment C) ainsi que les véhicules utilitaires légers Combo (N1-1), Vivaro (N1-2) et Movano (N1-3).
2. Seront disponibles en version 100% électrique en 2024 : les Crossland (SUV de segment B) et Grandland (SUV de segment C) au moment de leur renouvellement en 2024.
- Quant à la berline de segment D, l’Insignia, elle vient de disparaître et ne connaîtra jamais de version 100% électrique. Mais il est prévu qu’un nouveau modèle de segment D (peut-être baptisé Manta) soit lancé en 2025 ou 2026 avec un moteur 100% électrique. Opel indique vouloir ne proposer que des véhicules 100% électriques à partir de 2028.
- Quelle est la part des VEBs au sein de la gamme Opel sur les 5 premiers mois de 2023 ? Les motorisations 100% électrique représentent 13% des ventes de Corsa durant cette période, 24% des ventes de Mokka, 12% des ventes de Combo, 27% des ventes de Vivaro. Pour l’Astra et le Movano, c’est encore trop tôt pour avoir des chiffres significatifs.
- On constate qu’en observant ces données, il sera difficile pour Opel d’atteindre son objectif de vendre 100% de VEBs dans cinq ans.
The Big Three have lost much of their influence since 1960
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Les Big Three ont perdu beaucoup de leur influence depuis 1960
- Les constructeurs que l’on nomme les « Big Three », parce qu’il s’agit des trois plus grands constructeurs américains (GM, Ford, Chrysler) et qu’il s’agissait dans les années 1930 à 1960 des trois plus grands constructeurs mondiaux, représentent encore aujourd’hui 40% des ventes automobiles aux USA (VP incluant les pick-up et les SUV), contre 90% en 1960, 83% en 1970, 74% en 1980, 72% en 1990 et 70% en 2000.
- La baisse de leur influence s’est accentuée dans les années 2000, leur part de marché s’étant réduite à 45% en 2010, suite à la crise des subprimes de 2008-2009 qui a provoqué la faillite successive de GM et de Chrysler.
- Sauvés de justesse par le gouvernement américain pour le groupe GM et par Fiat pour le groupe Chrysler, ces deux constructeurs ont continué leur activité, mais dans des proportions plus modestes.
- Cette baisse de l’influence des « Big Three » aux USA (au profit des marques japonaises et coréennes) s’est accompagnée par la disparition de plusieurs de leurs marques automobiles, comme Oldsmobile, Pontiac et Saturn chez GM, Edsel et Mercury chez Ford, De Soto, Imperial et Plymouth chez Chrysler, certaines de ces marques ayant été supprimées dès les années 60.
- Ajoutons que l’ancien groupe AMC (4e constructeur américain) a été racheté par le groupe Chrysler en 1987, celui-ci ne conservant de ce groupe que la marque Jeep spécialisée dans les SUV. Après le rachat de Chrysler par Fiat, il fut décidé de séparer les pick-up Dodge des voitures de tourisme Dodge et on créa ainsi la marque Ram spécialisée dans les pick-up. En 2021, le groupe Fiat-Chrysler (FCA) a fusionné avec le groupe Peugeot-Citroën (PSA) pour donner naissance au groupe Stellantis.
The market share of BEVs in Eastern European countries will remain very low in 2023
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La part de marché des BEV dans les pays de l’Est européen reste très faible en 2023
- La part de marché des BEV a atteint 13% des ventes totales de voitures particulières en Europe à la fin du premier trimestre 2023, contre 12% à la fin du premier trimestre 2022. Mais la répartition par pays est loin d’être uniforme. L’Europe est même coupée en deux : les BEV ont une part supérieure à 13% dans 14 pays et une part inférieure à 13% dans 15 pays.
- Parmi les 14 pays où les BEV représentent plus de 13% des ventes, on note la présence de 14 pays de l’ancienne région Europe de l’Ouest (17 pays), mais les pays du Sud comme la Grèce, l’Italie et l’Espagne n’y figurent pas.
- Les plus fervents défenseurs des BEV sont les pays du Nord avec en pointe la Norvège (Norvège : 85%, Suède : 36%, Finlande : 31%, Danemark : 30%). Suivent des pays centraux au fort pouvoir d’achat (Pays-Bas : 26%, Luxembourg: 19%, Autriche : 18% Suisse : 17%), puis trois autres pays (Portugal : 16%, Irlande : 16%, Belgique : 16%) et enfin les trois plus grands pays européens (Royaume-Uni : 15%, France : 15%, Allemagne : 14%). On remarque que l’Allemagne est au coude à coude avec la France, malgré trois constructeurs nationaux très impliqués dans la technologie BEV (Volkswagen, BMW, Mercedes).
- Les 15 pays dont les BEV représentent moins de 13% du marché, outre la Grèce, l’Italie et l’Espagne que l’on a mentionnés plus haut, sont les 12 pays de l’ancienne région Europe de l’Est, c’est-à-dire les anciens pays satellites de l’Union Soviétique et les derniers arrivants dans l’Union européenne. Pour ces pays, parvenir à 100% de voitures électriques en 2035 est totalement mission impossible. Notons que les pays où la part de marché des BEV est la plus faible sont la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie.
Ford, a brand that is gradually focusing on North America
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Ford, une marque qui se replie progressivement sur l’Amérique du Nord
- La marque Ford est la marque d’entrée de gamme du groupe Ford. Elle figure depuis de très nombreuses années aux premières places sur le marché américain, en concurrence avec Chevrolet et Toyota. Son pick-up Série F est depuis les années 80 le plus vendu de tous les modèles commercialisés sur le marché américain et il figure souvent parmi les modèles les plus vendus dans le monde.
- Ce succès mondial de la marque Ford date de l’apparition de la Ford T lancée en 1908 qui devint rapidement la voiture la plus vendue dans le monde, avec plus de 15 millions d’exemplaires écoulés jusqu’en 1927. La marque Ford compléta sa gamme vers le haut avec le rachat de la marque Lincoln en 1921 puis la création de la marque de milieu de gamme Mercury en 1939. La crise de 2008/2009 eut pour conséquence l’abandon de la marque Mercury.
- Les années suivantes furent marquées par l’abandon des sites de production en Grande-Bretagne, en Australie, en Belgique, au Brésil, en Inde et en Russie. La production mondiale de la marque Ford a chuté de manière spectaculaire entre 2005 et 2022 (malgré un fort rebond dans les années 2015-2016-2017) passant de 5,4 millions en 2005 à 3,7 millions l’an dernier, ce qui représente une baisse de 30%. Pire, entre 2017 et 2022, la production de la marque Ford est passée de 6,1 millions à 3,7 millions, ce qui représente une baisse de 40%. Sa production en Europe a chuté de 60% entre 2005 et 2022. Sa production en Amérique du Sud a même chuté de 90% sur cette période ! Le développement de sa production en Chine n’a été qu’un feu de paille. La production en Amérique du Nord représente aujourd’hui 60% de la production mondiale de Ford contre 55% en 2005.
- Même si Ford annonce de forts investissements pour l’électrification de sa gamme en Europe, on peut affirmer que Ford semble se replier progressivement sur l’Amérique du Nord, avec un effort porté tout particulièrement sur les pick-up et les SUV puisque les berlines ont été successivement abandonnées ces dernières années.
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