Le marché allemand augmente de 7,3% en 2023 par rapport à 2022
Le marché automobile allemand (voitures particulières) a connu une petite relance en 2023, de l’ordre de 7,3% par rapport à 2022, avec un volume de 2 844 609 unités contre 2 651 357 en 2022, 2 622 132 en 2021 et 2 917 678 en 2020. Toutefois, ce volume d’immatriculations de voitures neuves est encore très éloigné des volumes enregistrés entre 2015 et 2019, qui étaient largement supérieurs à 3 millions d’unités.
 
Le marché automobile allemand n’a pas augmenté davantage en 2023 car il est plombé par une forte inflation qui a renchéri le prix des voitures et le prix de l’énergie. Le gouvernement allemand a du supprimer les subventions concernant les voitures électriques en fin d’année, ce qui va renchérir encore le prix des voitures électriques.
 
Du coup, on observe un retournement de l’opinion allemande concernant l’acquisition d’une voiture électrique, ce qui pourra poser problème concernant les objectifs de CO2 recommandés par la Commission européenne.
 
Malgré la mévente des voitures électriques de marque Volkswagen, le groupe du même nom occupe encore 39% du marché automobile allemand en 2023, devançant largement tous ses concurrents. Stellantis, en seconde position avec 12% du marché allemand, bénéficie ici de la marque allemande Opel qui occupe à elle seule la moitié des ventes du groupe sur le marché allemand. Les deux constructeurs Premium allemands Mercedes et BMW sont relégués en troisième et quatrième position (avec 11% et 10% de part de marché respectivement), leurs véhicules électriques étant trop chers pour être vraiment populaires. Le groupe Hyundai-Kia réussit à s’accaparer de la cinquième place, avec 6% de part de marché.
 
Inovev s’attend à une faible croissance du marché en 2024, avec la possibilité d’atteindre le chiffre symbolique des 3 millions de véhicules (ce qui correspondrait à une augmentation du marché de 5.5 %). Mais rien n’est acquis et même une stagnation du marché n’est pas à exclure.
Le marché automobile iranien a atteint 1,35 million unités en 2022
Le marché automobile (VP+VUL) iranien évolue en dents de scie en fonction du rythme et de l’intensité des sanctions économiques appliquées contre le pays. En 2022, le marché iranien est revenu à un niveau acceptable, à 1,35 million de véhicules vendus, en hausse de 50% par rapport à 2021.
 
Ce chiffre est toutefois encore éloigné du pic des ventes atteint en 2011 (1,6 million de véhicules vendus) mais se rapproche des objectifs du gouvernement iranien, soit un marché de 1,5 million de véhicules par an.
 
Le pic des immatriculations est atteint en 2011 après une croissante lente et régulière, doublant le score de 2003 (0,8 million de véhicules vendus). Le marché iranien s’effondre ensuite en 2012-2013, retombant au niveau de 2003. A partir de 2014, le marché iranien entame une nouvelle croissance qui le mène en 2017 à un volume de près de 1,6 million d’unités. De nouveau, à partir de 2018, suite à un renforcement des sanctions économiques à l’encontre de l’Iran, le marché iranien s’effondre pour tomber à 890 000 unités à 2019. Le marché se stabilise ensuite à 900 000 unités en 2021. Le chiffre de 2022 est le quatrième meilleur score réalisé par le marché iranien depuis 2010.
 
Les deux constructeurs nationaux (Iran Khodro, SAIPA) restent les deux grands leaders du marché automobile iranien, représentant 82% du marché iranien avec 42% pour Iran Khodro et 40% pour SAIPA. Le modèle le plus vendu en 2022 reste la Pars qui est une version modernisée de l’ancienne Peugeot 405, lointaine héritière de la Paykan d’origine Hillman.
Le marché automobile au Qatar a été de 45 000 unités en 2022
Le Qatar est un pays situé près de l’Arabie Saoudite, qui regroupe près de 2,5 millions d’habitants. Le marché automobile représente en moyenne entre 40 000 et 100 000 véhicules neufs chaque année. En 2022, il a atteint 45 000 unités, contre 41 823 en 2021 et 37 411 en 2020, année marquée par la crise du Covid-19. L’année 2022 revient au niveau des proches années d’avant-crise du Covid, comme 2019 (45 344 ventes) ou 2018 (45 463 ventes).
 
Toutefois, ce chiffre représente encore moins de la moitié du précédent pic de près de 100 000 unités atteint en 2015. Comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït, le marché automobile du Qatar dépend de la fluctuation des cours du pétrole, puisque le Qatar dépend beaucoup de la production et de la vente de pétrole. Plus les cours augmentent, plus le pays est riche et peut importer et acheter des véhicules neufs. Plus les cours chutent, plus le marché automobile s’effondre. C’est la situation observée entre 2015 et 2020.
 
La composition du marché par marque reste la même depuis plusieurs années, avec une forte présence des marques japonaises, mais le chinois MG appartenant au groupe SAIC réalise une excellente 8ème place en 2022 comme en 2021.
 
Le modèle le plus vendu en 2022 était le SUV Toyota Land Cruiser, avec 4 676 unités (11,2% du marché) devant le pick-up Toyota Hilux (2 240 unités). Toyota place sept modèles dans le Top 15 par modèles en 2022, ce qui place le constructeur comme le grand leader du marché qatarien en 2022 (avec 30,6% du marché).
Le marché automobile à Oman a été de 65 000 unités en 2022
Oman est un pays du Moyen-Orient situé au sud de la péninsule arabique, voisin de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et du Yémen. Oman est peuplé de près de 5 millions d’habitants. L’économie d’Oman est dominée, à l’instar de ses voisins, par sa dépendance au pétrole. Comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar et le Koweït, le marché automobile d’Oman dépend de la fluctuation des cours du pétrole, puisque Oman dépend beaucoup de la production et de la vente de pétrole.
 
Le marché automobile d’Oman représente en moyenne entre 100 000 et 200 000 véhicules neufs chaque année. Le pic a été atteint en 2014, avec 210 000 ventes. Puis le marché est tombé progressivement à 70 000 unités en 2020, soit trois fois moins qu'en 2014. Depuis 2020, année de la crise du Covid-19, ce marché demeure à moins de 100 000 unités par an : 72 190 en 2021 et 64 760 en 2022. Contrairement aux autres pays de la région, le marché d’Oman est en baisse (de 10%) en 2022 par rapport à 2021.
 
La composition du marché par marque reste la même depuis plusieurs années, avec une forte présence des marques japonaises, mais le chinois MG appartenant au groupe SAIC réalise une excellente 3ème place en 2022 comme en 2021.
 
Toyota demeure la marque leader à Oman avec une pénétration record dans la région (47% en 2022). Le constructeur place ses SUV Land Cruiser et pick-up Hilux aux deux premières places des voitures le plus vendues à Oman en 2022.
Les exportations de véhicules depuis l’Europe pourraient baisser de 6% entre 2022 et 2024
En 2022, l’industrie automobile européenne (UE + UK) a exporté près de 4,4 millions de véhicules légers (particuliers et utilitaires) selon l’ACEA et Eurostat. Les statistiques de l’ACEA ne précisent pas s’il s’agit uniquement de véhicules neufs mais d’après l’analyse Inovev, les statistiques intègrent les véhicules neufs et d’occasions. Néanmoins la grande majorité des véhicules exportés depuis le sol européen restent des véhicules neufs. On peut donc estimer qu’en 2022, un peu moins de 30% des véhicules neufs produits en Europe ont été exportés.
 
Depuis de nombreuses années, les USA sont le premier acheteur de véhicules produits en Europe (principalement venus d’Allemagne et UK) avec environ 17% des exports européennes. La Chine importe un niveau constant de véhicules depuis plusieurs années, entre 400 000 et 480 000 unités chaque année. A noter que l’Ukraine a importé un fort volume de véhicules en 2022, mais on peut raisonnablement penser qu’il s’agit ici de véhicules d’occasions principalement.
 
Quelles sont nos prévisions de croissance des exports en Europe en 2023 et 2024? Pour ces prévisions, Inovev établit systématiquement 3 scenarios: un scenario bas, de référence et haut. Dans notre scénario de référence, nous prévoyons une baisse des exportations qui pourraient atteindre un volume de 4,2 millions de véhicules légers en 2023 et 4,1 millions d’unités en 2024. Les exportations devraient donc baisser de 6% entre 2022 et 2024.
 
Ce scénario de baisse des exportations s’explique par une régionalisation de plus en forte des marchés (en opposition à la mondialisation) et qui se traduit principalement par la volonté des grands pays acheteurs de véhicules européens de protéger leurs industries locales. C’est le cas des USA, qui ont mis en place depuis au moins 3 ans une politique favorisant la production locale (du moins dans la zone NAFTA) et accroît des barrières à l’entrée de son territoire. C’est aussi le cas de la Chine, qui n’a pas revu ses taxations à l’import, mais qui grâce à la forte croissance des véhicules électriques à batteries (BEV), et en particulier des marques chinoises, réussit à reprendre la main sur son marché local. On peut considérer ici qu’il s’agit plutôt d’une barrière technologique, puisque les véhicules actuellement produits en Chine par les marques chinoises ont un niveau de prestation et de prix plus intéressant que les véhicules proposés par les marques européennes et que l’essentiel des produits européens exportés en Chine restent des véhicules thermiques.
 
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