Le marché automobile européen : de 11 à 14 millions d’unités suivant les périmètres
L'Europe est une région à géométrie variable. Afin d’analyser l’importance de ce marché et son évolution, il est nécessaire que les données soient rattachées à un périmètre donné précis. 
a) Pour cela, il convient de définir les différentes entités intégrables dans l'Europe :
• Union Européenne : 27 pays
• Royaume-Uni (UK) : 1 pays
• EAA : 3 pays et EFTA = EAA + 1 pays
• Turquie et Maroc (pays non Européens mais pouvant être intégrés par Inovev dans la zone économique Européenne de production automobile : EEZ)
• Russie
• Ukraine
-b) Dans ces analyses, Inovev prend en compte plusieurs périmètres, selon les cas :
• Union Européenne : 27 pays
• Union Européenne + UK : 28 pays
• Union Européenne + UK + EFTA : 31 pays
• EEZ : Union Européenne + UK + EFTA + Turquie + Maroc : 33 pays
• A noter que d'autres agrégats existent, tels que la zone Schengen et la zone Euro mais sont peu utilisés pour les analyses automobiles.
C’est ainsi que suivant les périmètres donnés, le marché européen peut varier d’environ 11 à 14,3 millions d’unités.
La Toyota Yaris Cross reste la voiture la plus produite en France en 2023
Toyota dispose d’une usine d’assemblage dans le nord de la France dont la construction date de 1999. Cette usine située à Onnaing qui prend le nom de Toyota Motor Manufacturing France a démarré la fabrication de la Yaris (berline de segment B) de première génération en 2001. Aujourd’hui, on en est à la quatrième génération de la Yaris, mais celle-ci est produite dans sa majeure partie dans l’usine tchèque de Kolin, où est déjà fabriquée l’Aygo X. L’arrêt de la fabrication des Peugeot 108 et Citroën C1 (qui étaient dérivées des Toyota Aygo) a libéré des capacités à Kolin et permit le transfert de production de la Yaris. L’usine d’Onnaing n’ayant pas les capacités de production suffisantes pour produire à la fois et en totalité les Yaris et Yaris Cross, cette dernière étant une nouvelle voiture de type SUV apparue en 2021 et dérivée de la Yaris de quatrième génération.
 
Une troisième voiture est arrivée sur les lignes d’assemblage de l’usine d’Onnaing, il s’agit de la Mazda 2 qui est une Toyota Yaris de quatrième génération rebadgée Mazda.
 
Au total, l’usine Toyota d’Onnaing a fabriqué 273 788 véhicules en 2023, enregistrant ainsi un nouveau record de production, le précédent record remontant à 2007, avec 262 243 véhicules produits. Ce volume se compose de 200 025 Yaris Cross – qui reste donc de loin la voiture la plus produite en France toutes marques confondues en 2023 – et de 73 763 Toyota Yaris/Mazda 2.
 
Précisons que 91,4% des voitures produites à Onnaing en 2023 sont dotées de la motorisation hybride (FHEV), proportion en constante augmentation depuis une dizaine d’années. Pour les Yaris Cross, 95% sont des FHEVs.
Le marché US augmente de 12,2% en 2023 par rapport à 2022
Le marché automobile US (voitures particulières + pick-up) a connu une relance en 2023, avec une augmentation de 12,2% par rapport à 2022, avec un volume de 15,6 millions de véhicules ce qui est un niveau élevé par rapport aux vingt dernières années. Toutefois, le marché US a dépassé à quinze reprises le niveau des 16 millions de véhicules immatriculés, notamment entre 1999 et 2007, et entre 2014 et 2019. Il est intéressant aussi de souligner que le marché US avait dépassé les 17 millions d’unités en 2017, 2018 et 2019.
 
Le volume de ventes des Big Three (GM, Ford, Chrysler) avait beaucoup régressé entre 1999 et 2009 – plusieurs marques avaient d’ailleurs été supprimées durant cette période, comme Plymouth, Oldsmobile, Pontiac ou Mercury) – passant de 12 millions de ventes en 1999 à 5 millions en 2009, représentant une baisse de 58%.
 
Entre 2010 et 2015, le volume des Big Three était remonté progressivement de 5 millions à 8 millions de véhicules vendus. Et de nouveau, ce volume s’est réduit progressivement à 6 millions d’unités en 2023. La part de marché des Big Three ne représente donc plus que 40% du marché US en 2023 contre 45% en 2010, 60% en 2005 et 70% en 2000.
 
Cette perte d’influence des Big Three s’est faite principalement au profit des constructeurs japonais et coréens. Les constructeurs japonais s’accaparent aujourd’hui 35% du marché US et les constructeurs coréens 11%. Les 14% restants sont occupés par les constructeurs européens (surtout allemands) avec 10% du marché US et Tesla avec 4% du marché US.
Les marques françaises ne représentent plus que 39% du marché français en 2023
Les marques françaises reculent sur le marché français depuis plus de 40 ans. Mais le recul des marques nationales sur leur marché domestique est un phénomène que l’on observe dans tous les pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord. Les seuls pays où l’on n’observe pas ce phénomène sont le Japon, la Corée du Sud et surtout la Chine où les marques nationales chinoises sont en train depuis plusieurs années de progresser fortement en terme de part de marché, jusqu’à représenter 55% du marché chinois des VP en 2023 contre 50% en 2022, 45% en 2021 et 40% en 2020.
 
Concernant le marché français, plusieurs facteurs ont joué en défaveur des marques françaises. Le premier facteur date de la création du Marché Commun à la fin des années 50 qui a ouvert les frontières ce qui a permis les premières importations massives de voitures étrangères. Le second facteur a été la disparition de deux grandes marques françaises (Panhard en 1967 et Simca-Talbot en 1987) et l’arrivée sur le marché européen des marques japonaises, puis coréennes, puis enfin chinoises. Enfin, l’arrivée de la marque Dacia (filiale de Renault) dans les années 2000 a pris une bonne part des clients de Renault. Par exemple, en 2023, les ventes de Dacia représentent 56% des ventes de Renault en France en terme de voitures particulières, contre 55% en 2022 et 46% en 2021.
 
Il est intéressant de noter que la part des marques françaises est passée de 96% en 1960 à 78% en 1970, 77% en 1980, 61% en 1990, 59% en 2000, 54% en 2010, 49% en 2020, 41% en 2022 et 39% en 2023. Si l’on inclut Dacia, la part des marques françaises est passée de 59% en 2010 à 55% en 2020, 50% en 2022 et 48% en 2023. Néanmoins, il faut mentionner que les marques françaises ont progressé fortement sur les autres marchés européens, compensant ainsi leur déclin sur leur marché domestique.
Le marché suédois est resté stable en 2023
Le marché automobile suédois (voitures particulières) est resté à un niveau stable en 2023, avec un volume ne dépassant pas 289 665 unités contre 288 004 en 2022 et 300 983 en 2021. Par rapport aux années précédentes (2015-2020), le marché suédoisest sur une tendance moyenne car on est loin des volumes supérieurs à 350 000 unités comme durant cette période. On est plutôt sur les volumes atteints entre 2005 et 2013, si l’on fait abstraction des années 2008-2009 qui avaient été marquées par la crise économique déclenchée en Amérique du Nord en août 2008.
 
Le marché automobile suédois qui représente aujourd’hui le dixième du marché allemand se caractérise par plusieurs différences bien spécifiques par rapport aux autres pays européens :
1. C’est un des seuls marchés européens où la marque Volvo (propriété du chinois Geely depuis 2010) fait partie des constructeurs les plus diffusés, ce qui est logique puisque la Suède est le pays d’origine de Volvo.
2. C’est un des rares pays européens qui cumule une très forte présence des voitures électriques (38% du marché contre 16% du marché européen) et des voitures chinoises (6% du marché contre 2,7% du marché européen).
 
C’est d’ailleurs le second pays derrière la Norvège en matière de voitures électriques (85% du marché en 2023).
 
-Malgré la forte implantation de Volvo (14% de part de marché), c’est le groupe Volkswagen qui reste leader du marché suédois en 2023 (avec 26% de part de marché), grâce à ses cinq grandes marques. Tesla représente déjà 7% du marché suédois.
 
Plateformes Inovev  >
Pas encore inscrit?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies et des Conditions Générales d'utilisation (CGU) du site Inovev (www.inovev.com)
Ok