BYD va construire une usine d’assemblage en Hongrie
Le constructeur chinois BYD a annoncé qu’il était en négociations finales avec le gouvernement hongrois pour construire une usine d’assemblage de voitures électriques. BYD envisage de fabriquer des voitures électriques et des batteries dans une usine située à Szeged, dans le sud du pays. Rappelons que BYD possède déjà une usine de bus électriques en Hongrie, (Komarom) mais l'entreprise souhaite se doter d‘une autre usine (beaucoup plus grande) pour produire des voitures électriques à grande échelle et devenir le plus gros producteur de véhicules électriques en Europe, avec un objectif de vendre une voiture électrique sur dix vendue en Europe d'ici à 2030 (soit 500 000 unités environ).
 
La Hongrie a vu depuis quelque temps des fabricants de batteries s’installer sur son territoire. L’implantation de BYD dans le pays ne fait que renforcer la présence des Chinois en Hongrie.
 
BYD est devenu en peu de temps le second producteur mondial de BEV (derrière Tesla) et le premier en Chine, marché sur lequel il va devenir le leader des ventes toutes motorisations confondues, devant le groupe Volkswagen et le groupe GM. BYD a ainsi vendu 2 683 374 véhicules en Chine sur les 11 premiers mois de 2023, chiffre à comparer aux 2 723 854 ventes du groupe Volkswagen et aux 2 091 368 ventes du groupe GM (en incluant Wuling). Mais alors que VW et GM sont en baisse par rapport à 2022, BYD est en pleine croissance.
 
BYD avait indiqué il y a quelques mois qu’il souhaitait s’implanter industriellement en Europe, car ce marché est censé devenir totalement électrifié en 2035 et les récentes mesures visant à augmenter le prix des voitures chinoises dans plusieurs pays d’Europe n’ont fait qu’encourager cette décision. BYD va maintenant retrouver son grand rival Tesla en Europe qui y dispose d’une usine pouvant déjà produire 500 000 véhicules par an.
Mondial de l'Automobile de Paris 2024: les principales nouveautés chinoises présentées
 
Mondial de l'Automobile de Paris 2024: Inovev prévoit 30 000 unités par an du Ford Puma 100% électrique
Le SUV de segment B Ford Puma dont les origines remontent à 2019 sera désormais disponible en version 100% électrique à partir du Salon de Paris 2024, alors que jusque là il n’était disponible qu’en version essence (3 cylindres essence 1.0).
 
Ce SUV compact de 4,23 m de long a tout de suite séduit la clientèle européenne (il n’est pas vendu ni aux Etats-Unis ni en Chine) puisqu’il a représenté 158 163 ventes en Europe (UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège) en 2023, se situant en onzième position dans le classement européen. Le Puma a réussi à supplanter totalement la berline Fiesta (segment B) dont la production a cessé à la fin de l’année dernière. Il est même devenu le modèle le plus vendu de la marque en Europe en 2023, largement devant le SUV Ford Kuga (121 631 unités) de segment C et la berline Ford Focus (98 344 unités) de segment C.
 
Le Puma est fabriqué sur le site Ford de Craiova en Roumanie, pour des raisons de coûts, la Roumanie offrant un coût de la main d’œuvre moins élevé en Roumanie qu’en Allemagne, où était fabriquée la Ford Fiesta. Et l’on sait que pour des véhicules de segment B aux marges faibles, le coût de production est crucial avant de les industrialiser.
 
Alors que le volume de production du Ford Puma devrait se situer autour des 150 000 unités par an au cours des prochaines années, le volume de production des versions 100% électriques de devrait pas excéder les 30 000 unités par an, c’est-à-dire une proportion de 20% sur le total des Ford Puma fabriqués sur le site de Craiova.
 
Les concurrents du Ford Puma 100% électrique sont nombreux. On peut citer les Fiat 600 e, Jeep Avenger EV, Alfa-Roméo Junior, Opel e-Mokka, DS3 E-Tense, Peugeot e-2008, Hyundai e-Kona, Kia EV3 ou Smart #1.
Mondial de l'Automobile de Paris 2024: panorama de l’industrie automobile chinoise en 2024
 
Mondial de l'Automobile de Paris 2024: autres nouveautés du groupe Renault
Dacia Bigster : le Dacia Bigster sera une version allongée du Dacia Duster puisqu’il mesurera près de 4,60 m contre 4,34 m pour le Duster. Il sera ainsi le premier modèle de la marque à tutoyer les SUV de segment D alors que le Duster est plutôt un SUV de segment C. Le Bigster basé sur la même plateforme CMF-B que le Duster reprend le concept des modèles allongés actuellement proposés au public comme les Peugeot 5008 (extension du Peugeot 3008) ou Renault Espace (extension du Renault Austral). Le Bigster pourrait recevoir un nouveau 1.8 hybride en lieu et place du 1.6 hybride disponible sur le Duster. Le volume de production du Bigster pourrait atteindre 50 000 unités par an sur le site roumain de Pitesti.
 
-A290 : la version sportive de la nouvelle Renault 5 E-Tech est présentée au Salon de Paris 2024 sous la marque Alpine. Il s’agit donc du premier modèle 100% électrique de la marque qui devance de quelques mois le lancement des futurs SUV Alpine et coupés Alpine 100% électrique prévus pour 2025-2026. Ce modèle doté d’une puissance de 180 ch ou 220 ch selon le moteur sera vendu au prix de 38 700 euros pour la version de base. L’ Alpine A290 sera fabriquée sur le site de Dieppe aux côtés du coupé A110. Un volume de 5 000 unités par an fait partie des prévisions les plus réalistes.
 
Renault 4 E-Tech : la Renault 4 E-Tech sera un SUV compact un peu plus long que la berline Renault 5 E-Tech (4,16 m contre 3,92 m), dont elle reprendra la plateforme CMF-B et le moteur. Elle sera un peu plus chère que la Renault 5 E-Tech mais sera produite à Maubeuge et non pas à Douai, à 400 000 unités entre 2024 et 2030, représentant une moyenne annuelle de 56 000 unités.
 
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