La part d’électrification des constructeurs en Europe sur 9 mois 2024
Sur un ensemble de BEV qui représente 14,7% du marché européen des voitures particulières (VP) sur les neuf premiers mois de l’année 2024, le groupe Volkswagen a immatriculé 275 161 BEV et reste le leader des ventes de BEV en Europe devant Tesla (235 588 unités). Suivent le groupe Stellantis (160 148 unités), le groupe BMW (128 717 unités), le groupe Geely (121 182 unités), le groupe Hyundai-Kia (99 225 unités), le groupe Mercedes (98 076 unités), le groupe Renault (68 481 unités) et le groupe SAIC (60 684 unités). Derrière, très détachés, suivent les groupes Toyota (24 434 unités), Nissan (21 979 unités) et Ford (18 414 unités).
 
Quelle est la part d’électrification (BEV) chez chacun des grands groupes automobiles en 2024 en Europe ? Parmi ces grands groupes automobiles, Tesla est évidemment le constructeur qui enregistre la part la plus importante de BEV dans ses ventes avec 100% devant Geely (42%) et SAIC (35%) mais il est bon de préciser que les autres constructeurs chinois qui enregistrent encore des ventes très faibles en Europe, sont pour la plupart proches de 100% de BEV dans leurs ventes, comme Tesla.
 
Derrière, les constructeurs Premium européens BMW et Mercedes enregistrent des parts de BEV comparables dans leurs ventes en Europe, 20% et 19% respectivement. Ils devancent assez largement les groupes Hyundai-Kia (13,3%), Volkswagen (11,7%) et Stellantis (10,7%). Derrière, très détachés, suivent les groupes Nissan (8,2%), Renault (7,8%), Ford (5,5%) et Toyota (3,9%).
 
Les constructeurs qui proposent le plus de BEV en Europe à leur catalogue sont les groupes Stellantis (30), Volkswagen (15), Mercedes (15), Geely (12), BMW (10), Hyundai-Kia (10) et SAIC (10).
L’usine CAMI au Canada est maintenant affectée à la production de VUL 100% électriques
L’usine canadienne CAMI (Canadian Automotive Manufacturing Inc.) qui se situe à Ingersoll, dans l’Ontario, appartenait entre 1989 (date de sa création) et 2009 à parts égales (50-50) au groupe GM et au japonais Suzuki pour produire des SUV compacts Tracker et des petites berlines Swift Cultus sous les marques Chevrolet, Geo et Suzuki à destination des marchés nord-américains. Cette usine a ensuite été rachetée en totalité par le groupe GM en 2010 pour y produire des SUV Chevrolet Equinox et GMC Terrain, Suzuki ayant décidé d’abandonner les marchés nord-américains peu friands de petits véhicules, alors que Suzuki s’en est fait une spécialité (segments A et B). La production des GMC Terrain prit fin en 2017 et celle des Chevrolet Equinox en 2022 pour laisser la place à la fabrication exclusive de nouveaux modèles 100% électriques.
 
L’usine a ainsi commencé en décembre 2022 la fabrication des camionnettes de livraison 100% électriques BrightDrop Zevo 600 dévoilées dès janvier 2021 puis celle des BrightDrop Zevo 400. Le premier client de ces véhicules ayant été l’entreprise FEDEX. En 2024, la marque BrightDrop a été abandonnée et ces véhicules ont été renommés Chevrolet BrightDrop, intégrant ainsi la gamme Chevrolet. Ces véhicules ont une autonomie de plus de 400 km grâce à des batteries de 121 kWh ou 173 kWh.
 
En avril 2022, un Zevo 600 a établi le record du monde de la plus grande distance parcourue par une camionnette électrique avec une seule charge, reliant New York à Washington, représentant une distance d'environ 420 km.
 
Sur les 9 premiers mois de 2024, les Chevrolet BrightDrop ont été produits à 12 585 unités, contre 5 575 sur les 9 premiers mois de 2023.
Le nouveau Suzuki Vitara 100% électrique sera produit en Inde
Le constructeur japonais Suzuki, allié au groupe Toyota (Toyota-Lexus-Daihatsu-Hino) par un protocole d’alliance commerciale signé en 2017, vient de présenter son premier modèle 100% électrique, le e-Vitara qui n’est pas une version électrique du Suzuki Vitara existant. Avec une longueur de 4,28 m et un empattement de 2,70 m, le e-Vitara est 10 cm plus long que le Vitara actuel et dispose d’un empattement plus long de 20 cm, ce qui contribue à offrir plus d'espace intérieur. Le nouveau e-Vitara – qui reste un modèle de segment B – est également plus large, plus haut et beaucoup plus lourd (1 700 kg et même 1 900 kg en transmission intégrale au lieu de 1 250 kg). Le design anguleux du nouveau e-Vitara est totalement nouveau pour la marque. Il s’éloigne du style rondouillard de l’ancien Vitara dont les origines remontent à 2014. Il reprend la philosophie du concept eVX dévoilé en janvier 2023 et s’inspire de la concurrence, comme les Toyota Yaris Cross, Lexus LBX, Kia EV3 ou Ssangyong Tivoli.
 
Le Suzuki e-Vitara repose sur une nouvelle plateforme dédiée aux véhicules électriques appelée « Heartect-e », développée conjointement par Suzuki, Toyota et Daihatsu. On verra donc bientôt de nouveaux véhicules dérivés du Suzuki e-Vitara.
 
Le modèle d'entrée de gamme e-Vitara utilisera la batterie LFP de 49 kWh et un moteur électrique monté à l'avant délivrant 142 ch. Cette version offrira près de 320 km d'autonomie selon le cycle WLTP. Le e-Vitara de milieu de gamme utilise une batterie LFP de 61 kWh, ainsi qu’un moteur électrique de 172 ch qui entraîne les roues avant. Le Suzuki haut de gamme quant à lui combine la même batterie avec deux moteurs électriques (un sur chaque essieu) délivrant 181 ch qui entraînent les quatre roues. Cette version offrirait 400 km d’autonomie selon le cycle WLTP.  Le Suzuki e-Vitara sera produit en Inde à partir du printemps 2025.
L’usine Tesla de Fremont a produit 3,56 millions de voitures électriques depuis 2012
L’usine NUMMI (New United Motor Manufacturing Inc.) située à Fremont, en Californie, était le fruit des accords entre le groupe GM et le groupe Toyota qui avaient décidé au début des années 80 de produire des véhicules en commun dans cette usine. C’est en 1984 que cette usine a démarré son activité d’assemblage de véhicules.
 
Auparavant, cette usine de Fremont avait appartenu en totalité au groupe GM, mais elle avait connu beaucoup de problèmes et avait du être fermée en 1982. 
 
Le souhait de Ronald Reagan, devenu président des Etats-Unis en janvier 1981, de relancer l’industrie automobile américaine sur de nouvelles bases avec l’aide des constructeurs japonais, avec la possibilité de créer des coentreprises avec eux et d’inciter les Japonais à construire leurs voitures compactes sur le sol américain, avait amené les Big Three (GM, Ford, Chrysler) à entamer des négociations avec eux dès les années 1982-1984 (GM avec Toyota et Suzuki, Ford avec Mazda, Chrysler avec Mitsubishi).
 
L’usine NUMMI créée sur de nouvelles bases (intégrant le système de production Toyota ainsi que de nouvelles lignes d’assemblage) est née en 1984 de négociations entre GM et Toyota. Cette expérience dura jusqu’en 2010, date à laquelle les groupes GM et Toyota poursuivirent leur chemin indépendamment l’un de l’autre. L’usine de Fremont ferma donc une seconde fois en 2010, avant que Tesla ne la rachète peu de temps après. La production des voitures électriques Tesla commence en 2012. A fin septembre 2024, le volume cumulé s’établit de 3,56 millions de véhicules Tesla fabriqués dans cette usine, dont 1,76 million de Model 3, 1,06 million de Model Y, 480 000 Model S et 265 000 Model X.
Inovev prévoit 60 000 unités par an de la Renault 4 E-Tech
Renault a présenté la nouvelle R4 E-Tech 100% électrique au Salon de Paris 2024, dont les lignes évoquant l’ancienne R4 commercialisée dans les années 60 sont plus sages et plus consensuelles que celles du concept-car présenté au Salon de Paris 2022.
 
Basée sur la même plateforme AmpR Small que la Renault R5 E-Tech 100% électrique, la R4 E-Tech se veut plus polyvalente et plus familiale grâce à ses dimensions plus importantes (4,14 m de long contre 3,92 m pour la R5, 1,80 m de large contre 1,77 m et 1,57 m de haut contre 1,50 m) et son coffre plus vaste. Son empattement (2,62 m) est supérieur de 8 cm à celui de la R5 E-Tech, ce qui permet une habitabilité plus vaste. La R4 E-Tech sera plus chère que la R5 puisque son prix devrait avoisiner les 35 000 euros, contre des tarifs annoncés entre 25 000 et 35 000 euros pour l’ensemble de la gamme Renault R5 E-Tech.
 
Les moteurs et les batteries sont identiques sur les deux modèles, à savoir un moteur électrique (dénommé 6AK) dont la puissance de 120 ch ou 150 ch est transmise aux roues avant, avec rotor bobiné sans terres rares et batterie NMC d’une capacité de 40 kWh ou 52 kWh au choix. Ces batteries permettent à la voiture une autonomie mesurée selon la norme WLTP de 300 km ou 400 km selon le choix de la batterie. Des batteries LFP seront sûrement disponibles à partir de 2026 pour ces deux modèles (R4 et R5), selon la nouvelle stratégie batterie de Renault.
 
La Renault R4 E-Tech sera produite sur le site de Maubeuge, aux côtés des Renault Kangoo, Mercedes Citan et Nissan Townstar, et non sur le site de Douai comme les Renault R5 E-Tech, Megane E-Tech et Scenic E-Tech.
 
Inovev prévoit un volume de production de 35 000 unités en 2025 et 80 000 en 2030, soit une moyenne de 60 000 par an. Ces volumes équivalent à 75% / 80% des volumes de production de la Renault R5 E-Tech selon les années.
 
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