Fiat est devenu un acteur marginal sur le marché polonais,
Après avoir été l’un des acteurs les plus importants en Pologne, aussi bien en terme de ventes qu’en terme de production avec ses deux sociétés FSO et FSM, Fiat n’a cessé de perdre du terrain dans le domaine des immatriculations depuis le début des années 2000, c’est-à-dire depuis la fin des Cinquecento (1991-1998) et Seicento (1998-2007) qui avaient succédé à leur époque à la petite 126 P (1972-1991) qui avait inondé le marché polonais dans les années 70 et 80.
Fiat a raté sa reconversion en abandonnant ses voitures de segment D, de segment C puis de segment B, avec l’arrêt inopiné de la Punto, et la demande s’est reportée progressivement sur des modèles d’autres marques généralistes, principalement Skoda (11,5% du marché) et Toyota (16,5% du marché) qui sont aujourd’hui les deux constructeurs les plus demandés en Pologne. Quant à Fiat, sa part de marché est passée progressivement de 28% du marché polonais au début des années 2000 à 2% en 2020, alors que la Fiat 500 est toujours produite en Pologne (à Tichy) mais exportée à 98% dans toute l’Europe. De même, la Lancia Ypsilon est toujours fabriquée en Pologne (Tichy) et exportée à 100% vers un seul pays : l’Italie.
La part de Fiat dans le volume de la production automobile polonaise ne se retrouve donc pas dans les immatriculations polonaises, puisque Fiat représente 31% de la production automobile polonaise en 2020, et même 42% avec Lancia, et seulement 2% des immatriculations de ce pays. Stellantis pourrait avoir comme projet de relancer la marque Fiat sur le marché polonais, d’autant plus que la chute des ventes de Fiat semble avoirété enrayée depuis deux ans sur ce marché. 
   
 

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Nissan revient en Europe au niveau d’avant le Qashqai,
Les ventes de Nissan en Europe sont revenues au niveau des années d’avant le Qashqai. En effet, avant le lancement du Qashqai en 2007, les ventes du constructeur japonais en Europe représentaient entre 2% et 3% du marché, sa part de marché tombant à 2% juste avant l’arrivée du SUV compact de la marque.
Nissan a d’ailleurs été l’un des pionniers du SUV compact en Europe, celui-ci ayant évincé les berlines Almera et Primera en quelques mois, et développé un nouveau marché encore peu exploité jusque là, sauf peut-être par Suzuki.
Le Qashqai a relancé les ventes de Nissan dès 2008, et aidé par le lancement du Juke– un nouveau SUV encore plus compact que le Qashqai – en 2010, la part de marché du constructeur japonais a grimpé jusqu’à 4% en 2015, soit une part deux fois supérieure à celle de 2007. Malheureusement, le remplacement trop tardif des Qashqai et Juke a fait plonger de nouveau les ventes de Nissan dès 2018 et la part de marché du constructeur japonais en Europe est retombée à près de 2% en 2020, un niveau comparable à la période d’avant le Qashqai.
Le volume de ventes de Nissan est passé en Europe de 560 000 unités en 2017 à 280 000 en 2020, soit une chute de 50% en trois ans. Outre le remplacement tardif des Qashqai et Juke, on peut aussi considérer que la concurrence s’est beaucoup développée pendant cette période dans la catégorie des SUV compacts, et les SUV Nissan ne présentent plus vraiment d’atouts supplémentaires face à cette nouvelle concurrence, ce qui n’était pas le cas du Qashqai en 2008.
   
 

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L’usine de Douai pourra produire jusqu’à 400 000 voitures électriques par an,
Renault a annoncé que l’usine française de Douai (Hauts de France) qui produit actuellement les Scenic, Espace et Talisman sera réaffectée à la fabrication de voitures électriques et pourra produire jusqu’à 400 000 voitures de ce type à partir de 2030.
Ce volume correspond à ce que l’usine de Douai produisait pendant la période 1997-2000 (après le lancement de la première génération du monospace compact Renault Scenic) et pendant la période 2003-2005 (après le lancement de la seconde génération du Renault Scenic).
Depuis 2005, la production de l’usine de Douai est en déclin régulier, passant à 300 000 unités en 2007, 200 000 en 2010, 100 000 en 2014 et 50 000 en 2020. Ce phénomène est dû en partie à la baisse de la demande concernant les monospaces compacts qui ont été supplantés par les SUV. Les Scenic, Espace et Talisman seront supprimés du programme de fabrication entre 2022 et 2023.
Le programme de fabrication annoncé pour l’usine de Douai concerne la future Megane électrique (2022), le futur SUV électrique (2023), la future R5 électrique (2024) qui devrait succéder à la Renault Zoé et la future R4 électrique (2025) qui devrait succéder à la Renault Twingo ZE. La Renault Zoé ne sera plus produite à Flins à partir de 2024, cette usine abandonnant alors son statut de site d’assemblage de véhicules. S’ajouteront à ces quatre voitures électriques produites à Douai, deux voitures électriques fabriquées à Dieppe, commercialisées sous la marque Alpine. Enfin, seront fabriqués sur le site de Maubeuge les Renault Kangoo électrique, Mercedes Citan électrique et dérivé Nissan électrique. Au total, neuf véhicules électriques seront produits dans les usines Renault en 2025.
   
 

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Le groupe Stellantis va réaffecter l’usine de Gliwice à la production de VUL,
Après l’annonce du groupe Stellantis concernant la nouvelle affectation de l’usine britannique d’Ellesmere Port qui va cesser de produire l’Opel Astra à la fin de l’année 2021 et commencer à produire les véhicules utilitaires légers de segment N1-1, comme les Citroën Berlingo, Peugeot Partner, Opel Combo et Vauxhall Combo dans leurs versions 100% électrique, le groupe automobile a annoncé la nouvelle affectation de l’usine polonaise de Gliwice qui va également cesser de produire l’Opel Astra à la fin de l’année 2021. Rappelons que l’Opel Astra était produite jusqu’à maintenant dans ces deux usines, alors que la nouvelle Opel Astra présentée au Salon de Munich ne sera produite que sur le site allemand de Rüsselsheim, aux côtés de la nouvelle DS 4 et de l’Opel Insignia.
Le site de Gliwice sera désormais affecté à la fabrication des véhicules utilitaires légers de segment N1-3, comme les Fiat Ducato, Citroën Jumper, Peugeot Boxer et Opel/Vauxhall Movano. Ces véhicules étaient fabriqués jusqu’à présent sur le site italien de Val di Sangro, sauf les Movano qui viennent d’être renouvelés (ils étaient produits auparavant chez Renault sur le site français de Batilly). A partir de 2022, l’usine de Gliwice fabriquera 100 000 de ces véhicules chaque année.
Le site de Val di Sangro qui dispose d’une capacité de production de 250 000 véhicules par an était saturé ces dernières années, et l’arrivée des Movano aurait amplifié ce phénomène. Avec l’annonce de transférer 75 000 de ces véhicules vers Gliwice chaque année et de produire 25 000 Movano sur ce site (qui dispose d’une capacité de production de 200 000 véhicules par an), le site de Val di Sangro  va pouvoir retrouver un rythme normal. De même, le site de Gliwice va voir ses capacités de production divisées par deux, mais cette décision a été préférée à une fermeture pure et simple de l’usine.
   
 

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Volkswagen cesse la production en Europe de son pick-up Amarok,
Le marché du pick-up n’a pas connu un fort développement en Europe, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Amérique du Sud, à l’Afrique ou l’Asie du Sud-Estoù ils sont produits en grand nombre.
Ce marché n’a jamais dépassé 0,6% des immatriculations sur le continent européen, et les constructeurs qui ont lancé des pick-up bien après les autres n’ont pas réussi à s’imposer. C’est ainsi que Renault avec son Alaskan et Mercedes avec son Classe X (tous deux basés sur le Nissan Navara) ont abandonné ce marché, à l’instar de Fiat avec son Fullback (basé sur le Mitsubishi L200).
Volkswagen à son tour cesse la production de son pick-up Amarok, pourtant proposé avec des motorisations quatre cylindres et six cylindres, qui était fabriqué sur le site allemand de Hanovre où sont fabriqués les Volkswagen Kombi et Transporter, et où seront produits l’an prochain les futurs utilitaires légers 100% électrique Volkswagen.
Le Volkswagen Amarok n’a pas été un grand succès, puisque l’usine de Hanovre en a fabriqué 180 000 unités en neuf ans, soit 20 000 par an en moyenne, ce qui est toutefois mieux que le Renault Alaskan (4 250 unités), que le Mercedes Classe X (25 000 unités) ou que le Fiat Fullback (38 000 unités). Le pic de la production en Europe de l’Amarok a été atteint en 2018 puis la production s’est effondrée. Précisons toutefois que la fabrication de l’Amarok se poursuit en Argentine pour la demande locale. Plus de 600 000 exemplaires ont été assemblés dans ce pays depuis 2009, date de son lancement. Suite à un accord avec Ford, les futurs pick-up Volkswagen seront basés sur le Ford Ranger et ne seront pas forcément commercialisés en Europe.
   
 

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