La Chine dispose d’une prise de recharge pour trois véhicules plug-in (BEV + PHEV),

En Chine, 3,3 millions de NEVs (New EnergyVehicles = BEV + PHEV +FCEVs) ont été vendus en 2021. Le parc de NEVs atteint donc près de 8 millions d’unités. Pour 2022, l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) avait prévu que 5 millions de NEVsseraient vendus en 2022. Au vu des 8 premiers mois de l’année (3,7 millions de NEVsvendus dont 2,9 millions de BEVs et 816 000 PHEVs), cet objectif sera bien atteint, voir dépassé.

L'augmentation des NEVs doit s'accompagner d'une augmentation d’une nombre d’infrastructure de chargeurs privés et publics et de stations d'échange de batteries (swapping). En 2021, le nombre de prises de recharge sur le territoire chinois était déjà d'environ 2,6 millions (dont près de 1,15 million de prises publics), ce qui signifie qu'un NEV sur trois en Chine dispose déjà d'une prise de recharge, tandis que le nombre de stations de swapping a sans doute dépassé le millier d’unités.

Le constructeur automobile chinois NIO possède à ce jour le plus grand réseau de stations swapping avec 780 stations(en janvier 2022), car son modèle commercial repose sur ce principe. NIO souhaite s'implanter en Europe, une première station se trouve à Oslo, en Norvège. D'autres constructeurs automobiles chinois tentent à présent de rattraper leur retard. Geely a conclu en 2021 un partenariat avec LifanTechnology (qui appartient à Geely) pour développer un véhicule à batterie et mettre en place une infrastructure de stations de «  swapping » pour celui-ci. Changan de son côté a pour objectif de mettre en service 140 stations de swapping d'ici fin 2022 et 200 stations d'ici fin 2023.

Les stations de swapping sont encore une niche, même sur un marché chinois à forte croissance. Néanmoins, les projets se développent, car le marché des NEVs croît très rapidement (le marché des NEVs a plus que doublé en 1 an).

 
22-21-9
 
   

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Qui seront les fournisseurs de batteries en Europe en 2030 ?,

En 2022 en Europe, le nombre de producteurs de cellules de batteries à destination des véhicules particuliers (VP) est encore très limitée, avec 4 fabricants dans 3 pays. Le plus grand producteur de batteries en Europe est actuellement LG CHEM, dont les capacités de production en Pologne devrait atteindre 65 gWh en 2022. Viennent ensuite Samsung SD (30 gWh) en deuxième position et SK Innovations (17,5 gWh) en troisième position, qui produisent tous deux en Hongrie. Envision AESC (1,9) est quatrième avec sa production située en Grande-Bretagne.

En analysant les annonces des producteurs, la situation devrait toutefois évoluer d’ici à 2030. Envision AESC pourrait devenir le plus grand producteur de cellules pour VP avec des capacités à 99 gWh, suivi par ACC et Northvolt. De nouvelles usines sont en cours de construction ou en projet, en particulier en Allemagne, qui pourrait devenir le plus grand pays producteur en Europe avec notamment les projets de ACC (Kaiserslaurten), VW (Salzgitter), CATL (Erfurt), SVOLT(Überherm/Saarlouis) ou Varta (Ellwangen). A noter que l’annonce récente de CATL d’une seconde usine en Hongrie n’a pas été prise en compte, dans l’attente d’informations plus précises.

Il faut néanmoins être prudent avec ces annonces puisque certains projets peuvent évoluer. Par exemple le projet d’une usine Farasis à Bitterfeld-Wolfen a été abandonné. De même le projet d’une usine Tesla à Berlin pourrait également être abandonné au profit d’une usine aux USA, pour tirer profit du futur plan de l’administration Biden qui favoriserait la production locale de BEVs et de batteries. Cependant à ce stade rien n’a été confirmé.

De manière générale, les annonces de capacités de production de cellules de batteries en Europe par les producteurs à horizon 2030 posent questions.
En effet,
selon les prévisions d’Inovev, la demande en cellules de batteries pour BEVs et PHEVs devrait être d’environ 350 gWh alors que les capacités annoncées seront de l’ordre 665 gWh(scénario minimum). Nous nous retrouverions dans ce cas-là, avec des surcapacités de près de 50%. Que ferons-nous de ces surcapacités de production ? Les exporter ? Les affecter à d’autres applications ? Les réduire ?

 
 
22-21-10
 
   

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Inovev prévoit 75 000 unités du nouveau VUL Opel Vivaro,
Précédemment basé sur le Renault Trafic, suite à des accords anciens signés entre Renault et le groupe GM,  l’Opel Vivaro change complètement de physionomie en 2019. Il reprend désormais la plateforme, les motorisations et la carrosserie des Citroën Jumpy, Peugeot Expert et Toyota ProAce, suite au rachat d’Opel par le groupe PSA. La face avant du nouvel Opel Vivaro est personnalisée afin de le différencier des autres VUL du groupe PSA partageant la même base.

Le nouvel Opel Vivaro continuera à être fabriqué sur le site Opel-Vauxhall de Luton, puisque ce site a été repris par PSA lors du rachat d’Opel, mais certaines versions qui étaient fabriquées sur le site Renault de Sandouville ne le seront plus désormais.

Le site de Luton disposant d’une capacité de production de 100 000 véhicules par an devrait pouvoir fabriquer 75 000 Vivaro chaque année selon Inovev, auxquels devraient s’ajouter 15 000 Citroën Jumpy et Peugeot Expert à destination du marché britannique.

Depuis 2013, les ventes de l’Opel Vivaro ont bien profité de la croissance du marché européen des véhicules utilitaires légers. Elles ont pratiquement doublé entre 2012 et 2018, passant de 40 000 à 75 000 unités.

Le nouvel Opel Vivaro est doté des motorisations diesel 1.6 et 2.0 adoptées par les Citroën Jumpy, Peugeot Expert et Toyota ProAce, et comme ces derniers, il devrait adopter prochainement une motorisation électrique.


    
 

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Le marché brésilien (VP+VUL) a augmenté de 14,6% en 2018,
Le marché automobile brésilien (VP+VUL) a augmenté de 14,6% en 2018, à 2,57 millions d’unités contre 2,24 millions en 2017, année qui avait déjà enregistré une augmentation de 9,4% par rapport à 2016.

Le redémarrage du marché brésilien s’est donc accentué en 2018, après la chute des ventes qui avait affecté ce marché entre 2013 et 2016, en raison d’une très mauvaise conjoncture économique. En 2016, le marché brésilien était tombé à 2 millions d’unités, contre près de 4 millions en 2012. Inovev prévoit un marché de 2,8 millions en 2019 et 3 millions en 2020.

L’évolution du marché brésilien est très différente de celle des marchés argentin et mexicain qui sont à la baisse en 2018. Tous les grands constructeurs (sauf PSA) ont profité de cette tendance haussière.

On note que l’écart entre les trois premiers constructeurs présents au Brésil s’est resserré l’an dernier. Le groupe GM reste de justesse le leader du marché, avec une part de marché de 16,9%, devant les groupes Fiat-Chrysler (16,8%) et Volkswagen (15,9%). Ce dernier est celui qui a le plus progressé en 2018.

Nettement distancés, car arrivés plus tard sur ce marché, les groupes Renault-Nissan (12,2%), Ford (9,2%), Hyundai-Kia (8,4%), Toyota (7,8%) et Honda (5,1%) devancent les constructeurs Premium et PSA. Ce dernier est le seul à voir ses ventes diminuer.

Les berlines restent largement majoritaires sur le marché brésilien (61% du marché, contre 25% pour les SUV).


    
 

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Inovev prévoit entre 10 000 et 15 000 unités par an de la nouvelle Toyota Supra,
Toyota relance le nom Supra (abandonné en 2002) sur une nouvelle génération de coupé qui partage sa plateforme avec la récente BMW Z4 (qui n’existe qu’en version cabriolet).

Les deux modèles sont fabriqués dans la même usine, celle de Magna-Steyr qui est située à Graz en Autriche. C’est d’ailleurs la première fois qu’un modèle Toyota sera fabriqué sur ce site.

Alors que la BMW Z4 est disponible dans deux motorisations différentes, une version 4 cylindres 2.0 (185ch/245ch) et une version 6 cylindres 3.0 (340 ch), la Toyota Supra n’aura droit qu’à la version 6 cylindres 3.0 de 340ch.

La Toyota Supra mesure 4,38m de long, 1,85m de large et 1,29m de haut, c’est à dire qu’elle est plus longue, plus large et mais aussi basse que le coupé Toyota GT86, qui est dérivé de la Subaru BRZ, un coupé d’un segment de gamme inférieur.

Selon Toyota, le style de la nouvelle Supra a été inspiré par la célèbre Toyota 2000 GT commercialisée à la fin des années 60.

Toujours selon Toyota, la Supra devrait être commercialisée à partir de l’été 2019, et près de 1 000 unités devraient être vendues sur le continent européen au cours de sa première année de commercialisation. Ses principaux marchés devraient donc être la Chine et les Etats-Unis. Inovev prévoit entre 10 000 et 15 000 Supra vendus chaque année. Ses concurrentes en Europe sont principalement les Porsche Cayman et Renault Alpine.


    
 

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