BYD et Great Wall seront présents au prochain Salon de Paris,
Alors que l’on apprend que le Salon de l’Automobile de Genève est annulé pour la quatrième fois en 2023 (il avait déjà été annulé en 2020, 2021 et 2022), le Salon de l’Automobile de Paris aura bien lieu du 17 au 23 octobre 2022, alors qu’il avait été annulé en octobre 2020 (ce Salon a lieu tous les deux ans). Beaucoup de constructeurs seront absents, préférant miser sur d’autres moyens de communications, mais de nouveaux constructeurs qui n’avaient jamais exposé à Paris apparaissent, comme les Chinois BYD et Great Wall, ou les start-up françaises NamX et Hopium qui misent sur le véhicule à hydrogène.
Les constructeurs qui ont confirmé leur présence sont les suivants : Alpine, BYD, Dacia, DS, Fisker, Great Wall, Jeep, Peugeot et Renault.  En conclusion, Peugeot, Renault et Dacia vont tenter de monopoliser le Salon, à côté de marques à petit volume en Europe, dont les Chinois BYD et Great Wall qui vont tenter de se faire connaître en Europe, par le biais de ce Salon.
Les constructeurs qui ont officiellement renoncé à être présents sont les suivants : Abarth, Alfa-Roméo, Audi, BMW, Citroën, Cupra, Fiat, Hyundai, Jaguar,  Kia, Lamborghini, Lancia, Land Rover, Lexus, Maserati, Mercedes, Mini, Porsche, Seat, Skoda, Subaru, Toyota, Volkswagen, représentant un volume de ventes global représentant près de 60% du marché européen en 2022. D’autres constructeurs pourraient prendre une décision au cours du mois de septembre, comme Ford, Tesla ou Volvo.

 

BYD et Great Wall constatent aujourd’hui que leurs concurrents chinois (MG, Polestar, Lynk&Co, Hongqi, Maxus, Dongfeng, Nio, JAC, Xiaopeng, Aiways) représentent déjà 85 000 ventes en Europe sur les 7 premiers mois de 2022, soit un potentiel de 140 000 à 150 000 ventes sur l’ensemble de l’année. Ceci les a décidé à s’intéresser de plus près au marché européen.
 
22-20-4
 
   

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Un marché européen de la voiture électrique à deux vitesses,

Les ventes de voitures 100% électriques (BEV) ont représenté 10,3% du marché automobile européen des voitures particulières en 2021 et 11,9% au premier semestre 2022. Mais il y a une réelle distorsion entre les pays de l’Ouest de l’Europe (17 pays) qui représente 98% des ventes totales de BEV en 2021 et les pays de l’Est de l’Europe (12 pays) qui représente seulement 2% de ces ventes totales. Plus précisément, la part de marché des BEV atteint 11,2% dans l’Europe de l’Ouest en 2021 et 2,3% dans l’Europe de l’Est. Les proportions ne sont pas très différentes au premier semestre 2022.

Cette situation pose question : comment pourra-t-on vendre 100% de voitures électriques en 2035 dans une région où ces véhicules ne représentent que 12% des ventes totales en 2022 et – encore pire – dans une région où ces véhicules ne représentent que 2% des ventes totales ? Devra-t-on créer un marché européen des BEV à deux vitesses ?

D’autre part, il est intéressant de noter qu’il y a également une distorsion au sein même de l’Europe de l’Ouest, c’est-à-dire entre le Nord et le Sud de la région. Les pays du Nord comme la Norvège, la Suède, le Danemark et la Finlande achètent beaucoup de BEV (27% de part de marché en 2021 en moyenne) alors que les pays du Sud comme l’Espagne, l’Italie et la Grèce en achètent très peu (4% de part de marché en 2021 en moyenne). La santé économique et le pouvoir d’achat ont certainement un rapport concernant cette distorsion, les véhicules électriques étant bien plus chers que les véhicules thermiques. Là encore se pose la question : Devra-t-on créer un marché européen des BEV à deux vitesses au sein même de l’Europe de l’Ouest ? 

 
22-20-5
 
   

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Les objectifs de Ford concernant ses ventes de BEV,

Le groupe Ford est l’un des derniers grands constructeurs (avec Toyota et GM) à diriger désormais sa politique industrielle et commerciale vers les véhicules électriques, ce qui n’était pas le cas il y a deux ou trois ans. Il vise donc une capacité de production de l’ordre de 600 000 véhicules 100% électriques dans le monde d’ici au 1er janvier 2024, soit  10% de sa capacité totale de production et 15% de sa production réelle à cette date.  Par ailleurs, Ford assure pouvoir garantir son approvisionnement en batteries, soit 60 GWh. Son objectif est de produire à cette date 270 000 Mustang Mach-E par an pour l’Amérique du Nord, l’Europe et la Chine, 150 000 Série F Lightning pour l’Amérique du Nord, 150 000 véhicules utilitaires légers électriques pour l’Amérique du Nord et l’Europe, et 30 000 unités d’un tout nouveau SUV pour l’Europe (sur plateforme Volkswagen).

Ford pense pouvoir doubler ces objectifs entre 2024 et 2026 (à 1 200 000 unités) et tripler ces objectifs entre 2026 et 2028 (à 1 800 000 unités), en fonction de l’arrivée des nouveaux modèles Ford 100% électriques sur plateforme Volkswagen qui devraient se multiplier en Europe et en Chine.

A noter que cette production sera répartie à parts égales entre l’Amérique du Nord, l’Europe et la Chine. En Europe par exemple, les usines de Cologne et de Valencia seront mises à contribution dès 2023-2024 – même si Ford a décidé récemment de reporter ses investissements en Espagne – avec le lancement de nouveaux modèles 100% électrique sur plateforme Volkswagen. Ces usines devraient produire ensemble 200 000 voitures par an d’ici à 2024, 400 000 voitures par an d’ici à 2026 et 600 000 voitures par an d’ici à 2028. 

 
22-20-7
 
   

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La production auto française est la seule à ne pas baisser en Europe au premier semestre 2022,
Le volume de production de voitures particulières est en baisse de 11% en Europe (29 pays) au premier semestre 2022 par rapport au premier semestre 2021, à 4,2 millions d’unités contre 4,7 millions, mais le seul pays producteur qui progresse cette année est la France (+6,7%) qui bénéficie d’une part de la montée en cadences de la nouvelle Peugeot 308 (à Mulhouse) ainsi que de la bonne tenue de l’Opel Mokka (à Poissy), alors que la chute (à Douai) des Renault Espace, Scenic et Talisman est compensée par la montée en cadences de la Mégane E-Tech électrique. De même, l’arrivée du Fiat Scudo (à Valenciennes) a compensé l’arrêt du Fiat Talento (à Sandouville). Il faut toutefois indiquer que le volume de production en France n’avait cessé de diminuer entre 2017 et 2021, passant de 1,75 million à 0,92 million (représentant une chute de 47,5% en quatre ans). Il était encore de 2,55 millions en 2007 et même 3,11 millions en 2005.
Les résultats de la production des autres pays européens en 2022 (premier semestre) sont tous en baisse. On note par exemple -3,7% en Allemagne qui reste le premier pays producteur en Europe, -21,3% en Espagne, -19,1% en Grande-Bretagne et -12,4% en Italie. Les pays de l’Est de l’Europe réalisent des scores encore plus médiocres, notamment parce que les modèles de segment A qui y étaient fabriqués tendent à disparaître. C’est le cas des Peugeot 108, Citroën C1, Skoda Citigo, Seat Mii, Volkswagen Up, Smart Forfour, etc… De plus, la Fiat 500 fabriquée en Pologne est de plus en plus cannibalisée par la Fiat 500 électrique fabriquée en Italie.

 

A cela s’est ajoutée la baisse globale du marché européen (-13,8%) qui a affecté l’ensemble des constructeurs.
 
22-20-6
 
   

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Les ventes décevantes de l’ID3 obligent VW à repenser sa stratégie BEV,

Le groupe Volkswagen vient de connaître deux décisions stratégiques  importantes : la décision d’anticiper le restyling de l’ID3 et de le réaliser dès la fin de l’année, et d’autre part la décision de remplacer le président directeur général du constructeur. Ces décisions  sont probablement liées aux ventes décevantes de l’ID3 100% électrique qui devait se substituer progressivement à la Volkswagen Golf selon la direction de l’entreprise, c’est-à-dire à la voiture la plus vendue en Europe durant des décennies, mais l’ID3 ne parvient même pas à être en première position parmi les ventes de voitures électriques en Europe, ni en 2021 ni en 2022.

Les chiffres de 2022 sont même en forte baisse (-45%) par rapport à l’année précédente et l’ID3 n’est aujourd’hui qu’en neuvième position sur le marché des voitures électriques.  La Volkswagen ID4 est devant l’ID3, mais elle est seulement en quatrième position, derrière les Fiat 500 e, Peugeot e-208 et Renault Zoé.

Pour l’ID3, c’est un échec flagrant, puisqu’elle est même devancée par la Tesla Model Y vendue plus cher. Les capacités de production qui avaient été installées pour elle (on parlait de 100 000 exemplaires par an à Zwickau) sont aujourd’hui surdimensionnées puisque les ventes de l’ID3 ne représentent que 17 000 unités au premier semestre 2022, soit un potentiel de 35 000 unités sur l’année.

Ces résultats mitigés des ID3 et ID4 vont peut-être devoir obliger le groupe Volkswagen à repenser sa stratégie BEV et à proposer de nouveaux produits plus attrayants et aux prix plus étudiés.

 
22-20-8
 
   

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