Stellantis choisit l’Espagne pour fabriquer des modèles Leapmotor
Le groupe Stellantis est devenu actionnaire à 20% du chinois Leapmotor en octobre 2023. En 2024, Stellantis a fait assembler en CKD la petite Leapmotor T03 électrique (segment A) sur son site polonais de Tichy, mais cette initiative a cessé en mars 2025, après la fabrication en CKD de près de 3 300 exemplaires à destination du marché européen. La Leapmotor T03 est désormais importée de Chine.
 
Une nouvelle tentative pour produire des Leapmotor en Europe a été actée fin 2024, s’agissant  cette fois du SUV B10 électrique (segment C) qui pourrait avoir un plus gros potentiel de ventes en Europe que la T03. La Leapmotor B10  mesure 4,52 m de long, 1,89 m de large et 1,66 m de haut. Elle est dotée d’un moteur électrique de 177 ch et 215 ch au choix, couplé avec une batterie de 56,2 kWh ou 67,1 kWh au choix, autorisant une autonomie de 360 ou 430 km selon le moteur.
 
Les sites d’Eisenach (Allemagne) et de Trnava (Slovaquie) ont été parmi les choix possibles, mais c’est finalement le site de Saragosse (Espagne) qui a été choisi pour fabriquer le Leapmotor B10. Ce site souffre de la mévente notoire de la Lancia Ypsilon, dont les volumes auraient du compenser le départ des Citroën C3 Aircross et Opel Crossland (rebaptisé Frontera) vers le site slovaque de Trnava. Ce qui n’est pas du tout le cas. La fabrication de la B10 commencera à partir du premier semestre de 2026 et sera accompagnée de celle de la Leapmotor B05 (segment C), qui est une berline hatchback reposant sur la même plateforme que la B10. La Leapmotor B05 est un peu plus petite que le SUV B10 puisqu’elle mesure 4,43 m de long, 1,88 m de large et 1,52 m de haut.
 
On dit qu’Opel pourrait rebadger le SUV Leapmotor B10 pour l’intégrer dans sa propre gamme, entre le Frontera (4,39 m) et le Grandland (4,65 m). Ce procédé peu coûteux semble toutefois contestable en terme d’identité de marque. Compte tenu du positionnement de ses véhicules sur le marché, Inovev prévoit un volume de 10 000 Leapmotor assemblées en Espagne en 2030 et 50 000 en 2035.
BYD choisit l’Espagne pour sa troisième usine d’assemblage européenne
Le premier constructeur chinois, BYD, a annoncé qu’il construirait avant 2030 une troisième usine d’assemblage en Europe, après celles situées en Hongrie (Szeged) et en Turquie (Manisa), et qu’il avait choisi l’Espagne comme future implantation de son usine.
Les relations entre l’Espagne et la Chine se sont récemment améliorées. Ainsi, l’Espagne s’est abstenue lors du vote de l’Union européenne l’année dernière sur les droits de douane appliqués sur les voitures électriques fabriquées en Chine et importées en Europe.
 
L’annonce d’une troisième usine d’assemblage BYD en Europe traduit un réel optimisme du constructeur qui disposera ainsi en 2030 d’une capacité de production de 450 000 voitures par an sur le continent (150 000 voitures par an pour chaque usine), alors qu’il n’en vendra que 150 000 en Europe en 2025, dans l’hypothèse la plus optimiste. Mais il est vrai que BYD enregistre une des plus fortes croissances du marché, avec une hausse de 300% sur les neuf premiers mois de 2025. Il faudrait toutefois qu’il multiplie par trois ses ventes en Europe d’ici 2030 pour faire fonctionner à plein ses trois usines d’assemblage européennes.
 
La stratégie de BYD est de produire localement toutes ses voitures électriques vendues en Europe d’ici 2030, évitant ainsi les surtaxes et droits de douane européens. Les usines de BYD situées en Hongrie et en Turquie devraient démarrer leur production en 2026, accusant un retard de quelques mois sur le programme initial. Cependant, il faut prendre les annonces de BYD avec recul, les annonces du constructeurs chinois, en terme de sites choisis, volume de production et lancement, pouvant être remis en cause.
 
Nota : la progression des ventes de BYD en septembre 2025 est dû à la forte demande saisonnière britannique et à l’augmentation de l’offre BYD en Europe, dont fait partie la Sealion 7.
En 2025, le groupe VW écrase tous ses concurrents dans les ventes de BEV en Europe
Le groupe VW écrase tous ses concurrents dans les ventes de BEV en Europe en 2025. Sur le cumul 8 mois 2025, il a quasiment doublé ses ventes de BEV en Europe (+83%), à 429 320 unités contre 235 056 sur le cumul 8 mois 2024. Le groupe VW occupe ainsi près de 30% du marché européen des BEV contre près de 20% l’année précédente.
 
Cette forte progression est due principalement au lancement récent par le groupe allemand de nouveaux modèles de BEV qui ont connu un très bon début de carrière, comme les Volkswagen ID7, Skoda Elroq, Audi Q6 E-Tron, Cupra Tavascan, Audi Q6 E-Tron ou Porsche Macan. Le groupe VW propose désormais une quinzaine de modèles de BEV différents sous cinq marques distinctes.
 
Cinq modèles parviennent à se vendre à près de 50 000 exemplaires chacun sur le cumul 8 mois 2025, il s’agit VW ID3, VW ID4, VW ID7, des Skoda Enyaq, Skoda Elroq, ce qui est une performance exceptionnelle.
 
Et le constructeur allemand n’a pas encore lancé ses modèles électriques de segment B, comme les VW ID Polo (ex-ID2), ID Cross (ex-ID2 X), Skoda Epiq et Cupra Raval qui devraient connaître une forte diffusion à partir de 2026. Et l’on ne parle pas de la future VW ID Up (ex-ID1) de segment A qui devrait également connaître une forte diffusion à partir de 2027. A plus lointaine échéance (2028), devraient apparaître les VW ID Golf, VW ID Roc, Audi A4 E-Tron, Audi Q2 E-Tron.
 
Stellantis (176 680 unités) se situe en seconde position sur le marché européen des BEV, loin derrière le groupe VW, mais devant BMW (137 810 unités), Tesla (132 512 unités), Hyundai-Kia (127 011 unités) et Renault (118 199 unités). Suivent Geely, Mercedes, BYD, Ford, SAIC-MG, Toyota et Nissan. Nissan a pratiquement disparu du marché européen des BEV.
Chery progresse fortement en Europe sous plusieurs marques
Le constructeur chinois Chery progresse fortement en Europe 30 pays (UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège) sous plusieurs marques différentes dont DR (18 000 ventes sur 8 mois 2025 dont Italie principalement), EBRO (5 000 ventes sur 8 mois 2025 dont Espagne principalement), OMODA (27 000 ventes sur 8 mois 2025) et JAECOO (26 000 ventes sur 8 mois 2025).
 
Au total, Chery a vendu 76 000 voitures en Europe sur les 8 premiers mois de 2025, ce qui augure d’un volume de 120 000 voitures vendues sur l’ensemble de l’année. Ce volume place le constructeur Chery en quatrième position parmi les constructeurs chinois derrière Geely (347 000 ventes sur 8 mois 2025 en incluant Volvo), MG (180 000 ventes sur 8 mois 2025) et BYD (93 000 ventes sur 8 mois 2025).
 
Chery a repris récemment l’usine ex-Nissan de Barcelone (Espagne) pour y produire ses OMODA et ses EBRO (cette dernière marque ayant été une ancienne marque espagnole ayant travaillé avec Nissan). Le volume de production dans cette usine progresse bien, puisque l’on devrait s’approcher des 50 000 unités assemblées sur l’ensemble de l’année 2025.
 
Chery ne veut pas en rester là puisque la nouvelle Omoda 4 à destination du marché européen vient d’être présentée. Il s’agit d’un SUV de segment B de 4,40 m de long livrable en motorisation hybride (bloc thermique 1.5 de 143 ch + moteur électrique de 150 kW) ou en 100% électrique (moteur électrique de 150 kW + batterie de 60,9 kWh) concurrent des Hyundai Kona ou Nissan Juke. Ce nouveau modèle complètera la gamme européenne des Omoda 5, Omoda 7 et Omoda 9. Nota : la progression des ventes de Chery en septembre 2025 est dû à la forte demande saisonnière britannique et à l’augmentation de l’offre Chery en Europe.
Inovev prévoit 50 000 unités par an du nouveau SUV Kia EV5
Le constructeur coréen Kia a présenté le EV5, un SUV 100% électrique de moyenne gamme, c’est-à-dire qu’il se situe comme beaucoup de ses concurrents à la limite supérieure du segment C, à la frontière du segment D, puisqu’il mesure 4,61 m de long, des dimensions comparables à celles des Citroën C5 Aircross ou Opel Grandland.  Il est plus long de 7 centimètres que son homologue à moteur thermique, le Kia Sportage. En réalité, le Kia EV5 est connu en Chine depuis presque deux ans, car la Chine est considérée par le constructeur coréen comme un marché prioritaire en terme de véhicule 100% électrique (10 000 ventes sur les 9 mois 2025).
 
Pour l’Europe, il s’agit du troisième nouveau modèle dévoilé par Kia depuis le début de l’année, après la présentation de la berline EV4 (segment C) et du monospace PV5 (segment D). Le SUV compact EV3 (segment B) avait été présenté l’an dernier.
 
Au niveau du design, le Kia EV5 reprend le style très personnel des EV3 et EV9. Basé sur la plateforme E-GMP du groupe Hyundai-Kia, il peut accueillir 5 personnes (pour ne pas gêner le EV9 pouvant accueillir 7 personnes) et est doté d’un moteur électrique de 160 kW couplé à une batterie NMC de 81,4 kWh, d’une plus grosse capacité que celle utilisée en Chine (une LFP de 60,3 kWh), qui lui permet une autonomie de 530 km selon le cycle WLTP. Le modèle reprend l’architecture 400 V utilisée sur les modèles compacts 100% électrique de la marque et non l’architecture 800 V utilisée sur les EV6 et EV9.
 
Le Kia EV5 sera importé de Chine (il est également produit en Corée), contrairement à la berline EV4 qui vient de débuter sa production à Zilina en Slovaquie, malgré les surtaxes appliquées sur les voitures venant de Chine. Inovev prévoit 50 000 unités par an du Kia EV5 dans le monde.
 
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