Geely progresse en Chine notamment grâce à sa nouvelle berline Xingyuan
Parmi les vingt premières ventes de voitures particulières sur le marché chinois en 2025 (cumul 11 mois), un modèle inattendu vient de prendre la troisième place, situé entre la BYD Seagull et la Wuling Hongguang Mini EV qui se disputent le marché de la petite voiture 100% électrique en Chine. Ce modèle qui joue les trouble-fêtes est la Geely Xingyuan, une petite berline 100% électrique de segment B de 4,14 m de long, 1,81 m de larget et 1,57 m de haut. Moins étriquée qu’une Seagull (3,78 m), qu’une Wuling Mini EV (3,26 m) ou qu’une Wuling Bingo (3,95 m), elle correspond bien aux goûts des Chinois qui apprécient l’espace intérieur des voitures, même sur une petite voiture. La Xingyuan entre aussi en concurrence avec la BYD Dolphin (4,28 m).
 
Grâce au succès de ce nouveau modèle, le groupe Geely a vu ses ventes augmenter en Chine de 39% en 2025 alors que BYD n’a pas dépassé +10%. Le modèle qui a été lancé en septembre 2024 a été conçu par Geely Geometry, filiale du constructeur chinois, mais est commercialisé sous la marque Geely en Chine et à l’étranger où il est baptisé Geely EX2. Notons que ce modèle est aussi fabriqué depuis octobre 2025 en Malaisie par la firme Proton détenue à 49,9% par Geely qui le commercialise sous la marque Proton.
 
Son moteur électrique développe 78 ch (58 kW) ou 114 ch (85 kW) au choix, couplé à une batterie LFP de 30 kWh ou 40 kWh, autorisant une autonomie de 395 km dans le meilleur des cas.
 
Alors que le volume de ventes de la Xingyuan n’avait pas dépassé les 52 659 unités en 2024 (sur trois mois de commercialisation), il atteindra probablement les 500 000 unités en 2025.
Santana Motors va reprendre la production de véhicules
Créé en 1956, Santana Motors était un constructeur espagnol de SUV implanté à Linares, en Andalousie (Espagne). Cette entreprise commença à produire des modèles Land Rover sous licence, puis compléta sa gamme en 1967 avec un modèle dont le design était de sa propre conception. En 1983, la société Land Rover, en proie à de sérieux problèmes financiers, revient sur son partenariat avec le constructeur espagnol Santana Motors, et les productions prennent le nom de Santana, comme le Santana 2500. En 1985, Santana Motors se tourne vers le japonais Suzuki pour produire les Suzuki SJ et Suzuki Samurai, puis le Suzuki Vitara. En 1999, la collaboration entre Santana Motors et Suzuki prend fin et commence en 2006 une collaboration entre Santana Motors et Iveco, pour produire le Massif. En 2009, apparaît l'Iveco Campagnola. Mais le modèle s’avère être un échec commercial et Santana Motors fait faillite en 2011. De 6 692 véhicules produits en 2007, la production était tombée à 769 en 2010.
 
Santana Motors est relancé en 2025 par un consortium chinois dont fait partie Dongfeng-Nissan, co-entreprise de Dongfeng et Nissan. Une ligne d’assemblage est d’ores et déjà prête dans l’usine Santana Motors de Linares, pour assembler en SKD des pick-up (diesel et PHEV), basés sur les Dongfeng Z9 / Nissan Frontier fabriqués en Chine. Le marché européen du pick-up tourne autour de 80 000 unités chaque année, malgré la disparition des Nissan Navara et Mitsubishi L200 il y a quelques années. Le leader actuel est le Ford Ranger, devant les Toyota Hilux, Isuzu D-Max et VW Amarok.
 
Un accord de coopération a également été signé entre Santana Motors et un autre chinois, BAIC Automotive Group, pour l’assemblage en SKD d’une gamme de SUV, qui seront lancés à partir de l’été 2026.
Le marché automobile brésilien augmentera de 2,7% en 2025
Le marché automobile brésilien des voitures particulières augmentera d’environ 2,7% en 2025 par rapport à 2024, et devrait s’approcher de nouveau des 2 millions d’unités qu’il avait quitté depuis 2020. Ce marché avait en effet connu de meilleures années entre 2008 et 2015 et entre 2018 et 2019, dépassant alors largement les 2 millions d’unités. Le pic des ventes avait été atteint en 2012, avec plus de 2,8 millions d’unités.Le marché automobile brésilien a réellement le potentiel d’atteindre de nouveau ces niveaux record au cours des prochaines années, en raison d’un taux de motorisation encore faible, surtout comparé à l’Amérique du Nord même si le Brésil reste le mieux motorisé d’Amérique du Sud.
 
Par constructeur, le groupe Stellantis reste le leader du marché brésilien (24% du marché) avec ses marques Fiat, Peugeot et Citroën, devançant les groupes Volkswagen (18% du marché), GM (11% du marché) et Hyundai-Kia (10% du marché). Suivent Toyota (6%), BYD (5%), Honda (5%), Renault (5%), Chery (4%) et Nissan (4%).
 
Renault qui ne parvient pas à progresser sur le marché brésilien a décidé de s’associer avec le chinois Geely pour parvenir à une présence plus importante sur ce marché. Geely est déjà présent sur ce marché, mais avec une part de marché confidentielle.
 
Les deux plus importants constructeurs chinois sont actuellement BYD (5%) et Chery (4%) qui représentent 75% des ventes des chinois au Brésil, la part de l’ensemble des constructeurs chinois au Brésil atteignant 12% en 2025.
Le marché automobile indien augmentera de 3,2% en 2025
Le marché automobile indien des voitures particulières augmentera autant que le marché sud-coréen en 2025, mais ce n’est qu’une pure coïncidence, c’est-à-dire de 3,2%. Le volume du marché s’approchera des 4,5 millions d’unités, pour la première fois de son histoire (contre 4,3 millions d’unités en 2024) et consolidera son avance sur le Japon qui immatriculera moins de 4 millions de voitures particulières en 2025.
 
Le marché indien est devenu en quelques années le quatrième marché mondial, derrière la Chine, les Etats-Unis et l’Europe (30 pays : UE + Royaume-Uni + Suisse + Norvège). Ce marché ne représentait que 1,5 million par an entre 2005 et 2008, 2,5 millions par an entre 2011 et 2014, puis 3,0 millions en 2021 et 4,0 millions en 2023. Malgré cette forte croissance, l’Inde reste un marché à faible motorisation, surtout si on la compare à la Chine. Il y a donc encore une forte probabilité pour que ce marché continue de croître.
 
Par constructeur, Suzuki-Maruti (spécialisé dans les petites voitures) reste traditionnellement le premier constructeur en Inde      (39% du marché en 2025), mais les concurrents commencent à réduire progressivement leur écart avec le leader du marché.
 
Le groupe coréen Hyundai-Kia, pourtant arrivé sur ce marché, parvient déjà à en occuper 19%, devant l’indien Mahindra (spécialisé dans les SUV) qui occupe 14% du marché et l’indien Tata Group (à la fois présent dans la catégorie des petites voitures et dans celle des SUV) qui en occupe 13%. Derrière, le groupe japonais Toyota occupe 8% du marché. Les autres constructeurs présents sur le marché demeurent marginaux. Les importations ne représentent que 4% du marché en raison de droits de douane très élevés.
Le marché automobile coréen augmentera de 3,2% en 2025
Le marché automobile sud-coréen des voitures particulières augmentera de 3,2% en 2025 par rapport à 2024, avec un volume de 1,47 million d’unités contre 1,425 million l’année précédente. Depuis 2021, ce marché tourne autour de 1,40 / 1,47 million et ne retrouve pas ses niveaux antérieurs de 2015 à 2020 qui étaient des niveaux record pour ce marché (autour de 1,53 / 1,60 million).
 
Depuis 2005, le marché sud-coréen avait pourtant connu une bonne croissance, passant progressivement de 1,0 million d’unités en 2005 à 1,57 million en 2015. Mais ce marché a subi une première stagnation entre 2015 et 2020, avec des niveaux record certes, mais sans nouvelle croissance. Au contraire, le marché a baissé en 2021 et est resté pratiquement stable jusqu’en 2025.
 
Le groupe coréen Hyundai-Kia occupe traditionnellement la majeure partie du marché sud-coréen (73% en 2025), notamment en raison d’une très vaste gamme de modèles situés dans chaque segment de marché. Ce groupe devance largement les autres constructeurs. Les deux marques allemandes Premium BMW (6% du marché) et Mercedes (4% du marché) occupent les deuxième et troisième place du marché, encouragées par leur forte image de marque haut de gamme que certains clients coréens ne parviennent pas à trouver au sein du groupe Hyundai-Kia, malgré la présence des modèles Genesis. Les BMW et Mercedes sont bien sûr importées – les importations toutes marques occupent aujourd’hui 20% du marché sud-coréen – et représentent donc à elles seules la moitié de ces importations en Corée. Suivent Tesla (4% du marché), Renault (3% du marché) qui dispose d’un site de production en Corée et KGM (3% du marché) qui a repris la marque locale Ssangyong. GM Korea est derrière.
 
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