The situation of Renault in Russia
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La situation de Renault en Russie,
- Renault a annoncé suspendre l’activité industrielle de son site moscovite en Russie, peu après l’annonce de Stellantis pour Kalouga et Volkswagen concernant les sites de Kalouga et Nijni-Novgorod. Le groupe Renault est très présent en Russie, puisqu’il y a fabriqué et vendu près de 500 000 véhicules en 2021, dont 358 000 Lada (marque d’Avtovaz dont il détient 67,7% du capital) et 135 000 Renault (principalement dérivées de Dacia roumaines). Les Lada sont produites dans deux usines qui ont été complètement rénovées par Renault, celle de Togliatti (site historique de la marque Lada) et celle d’Izhevsk (autrefois liée au coréen Hyundai).
- Les Renault sont produites dans deux usines, celle de Togliatti et celle de Moscou (ex-Avtoframos, lointain descendant de la marque Moskvitch). Ces usines (Togliatti, Izhevsk, Moscou) ont donc fabriqué près de 500 000 véhicules l’an dernier, dont près de 300 000 à Togliatti, 100 000 à Izhevsk et 100 000 à Moscou.
- Pour Renault, la Russie représente son deuxième marché mondial et sa deuxième implantation industrielle mondiale. Cela représente près de 20% de ses ventes et de son volume de production au niveau mondial. L'idée d’un arrêt complet des activités de Renault en Russie semble donc très hypothétique.
- Quant à Nissan et Mitsubishi, qui sont partenaires de Renault en Russie et dans le monde, rien n’a été annoncé jusqu’à aujourd'hui. Ces deux marques produisent et vendent en Russie moins de 100 000 véhicules par an depuis 2020, ce qui relativise leur position dans ce pays par rapport à Renault. Tout départ de constructeurs européens du marché Russe, représente une opportunité pour des acteurs tels que les constructeurs chinois, qui pourraient reprendre leurs parts de marché.
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What could be the economic impacts of the war in Ukraine?
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Quels pourraient être les impacts économiques de la guerre en Ukraine ?,
- L’industrie automobile qui tente aujourd’hui de faire face à la pénurie des semi-conducteurs est désormais touchée par une nouvelle rupture d’approvisionnements de composants pour l’automobile en provenance cette fois de l’Ukraine, suite à l’invasion de ce pays par la Russie. Les constructeurs automobiles européens sont et seront les plus touchés par cette rupture d’approvisionnements, car ce sont eux qui s’approvisionnent le plus à partir de l’Ukraine.
- L’Ukraine produit notamment des faisceaux de câbles électriques pour plusieurs constructeurs dont Volkswagen et BMW, de l’aluminium ainsi que du palladium et du nickel indispensables dans les pots catalytiques et les batteries pour véhicules électriques. L’embargo contre la Russie va aussi perturber la fourniture en gaz naturel et en pétrole vers l’Europe, ce qui va avoir de graves conséquences sur le prix de ces produits. La Russie fournit également 40% du palladium au niveau mondial.
- Les constructeurs les plus impactés aujourd’hui sont les constructeurs allemands qui produisent en Allemagne et en Europe centrale, et s’approvisionnent en composants divers à partir de l’Ukraine.
- Les impacts de la guerre en Ukraine seront nombreux et multiples, et peuvent créer une récession comparable à celle qui a émergé après le premier choc pétrolier de 1973-1974. Même si la guerre se termine rapidement, les répercussions se poursuivront encore longtemps, posant la question sur la possible relocalisation de certains composants dans des pays de production « moins à risques ». La spéculation autour des prix du pétrole et des matières premières, peut se rajouter aux autres perturbations (Covid-19, semi-conducteurs, prix des véhicules en hausse…) et peut créer une baisse importante des ventes de véhicules en Europe. Le risque de nationalisations (ou de cessions contraintes) des usines étrangères en Russie est aussi une donnée à prendre en compte.
- Contrairement aux constructeurs américains GM et Ford qui ont quitté récemment la Russie, les constructeurs européens n’ont pas tenu compte de la situation de tension qui pouvait exister entre l’Ukraine et la Russie, et donc des risques encourus.
- L’industrie automobile européenne pourrait aussi voir ses coûts augmenter fortement, en raison de la hausse du prix des matières premières et du changement de certaines sources d’approvisionnement. La compétitivité de l’industrie automobile européenne pourrait donc diminuer, ce qui va rendre le marché européen de plus en plus vulnérable aux constructeurs chinois qui proposent à prestation égale des véhicules moins chers. La Chine peut profiter de cette situation, d’autant que l’industrie automobile européenne était déjà attaquée par la réorientation à marche forcée vers la motorisation électrique, l’instabilité des réglementations, les restrictions de circulation et la pression fiscale. L’offre focalisée sur des véhicules à prix élevé ne permet pas de répondre à la part de la demande concernant les véhicules de prix plus abordable.
- La Commission européenne et les constructeurs automobiles étaient en passe de transformer l’automobile en un objet moins populaire, le conflit entre la Russie et l’Ukraine pourraient la rendre encore plus exclusive, favorisant ainsi l’opportunité d’une percée plus importante et plus rapide des constructeurs chinois. Ceux-ci – moins impactés par les ruptures d’approvisionnements que les constructeurs européens – sont en effet capables de répondre à une demande difficile à satisfaire en Europe, faute de volumes de production suffisants pour des véhicules abordables.
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Stellantis suspends activities at its Russian plant in Kaluga
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Stellantis suspend ses activités dans son usine russe de Kalouga,
- Après avoir tenté de tirer le meilleur parti de son site russe de Kalouga durant une douzaine d’années, dans lequel le volume de production est resté toujours extrêmement faible par rapport aux prévisions et par rapport à la capacité de production installée (125 000 véhicules par an dont 62 500 pour Stellantiset 62 500 pour Mitsubishi), le groupe Stellantis a décidé d’arrêter de fabriquer des véhicules dans cette usine. Le volume de production de l’usine de Kalouga n’avait jamais atteint 40 000 unités pour le compte de Stellantiset s’est plutôt fixé autour de 5 000 unités par an en moyenne, les meilleures années ayant été les premières années d’activité (2011, 2012). La raison de cette production modeste a été les faibles ventes des modèles Citroën et Peugeot sur le marché russe (toute la production de Kalouga était destinée au marché russe). L’ajout de modèles Opel après le rachat de cette marque par PSA n’a quasiment rien apporté à l’ensemble. L’usine de Kalouga semblait donc condamnée depuis plusieurs années, d’autant plus que Mitsubishi (associé sur ce site) pouvait se retirer à tout moment, en raison de son appartenance au groupe Renault-Nissan qui dispose déjà de vastes capacités de production en Russie. Le projet de fabriquer de nouveaux utilitaires sur le site de Kalouga est devenu caduc. Ces véhicules seront finalement fabriqués en Europe de l’Ouest (Valenciennes, Vigo, Ellesmere Port).
- L’invasion russe en Ukraine est sans doute un bon prétexte pour Stellantis de stopper ses (modestes) activités sur le site russe de Kalouga. Cette décision va dans le sens des sanctions économiques décrétées par l’Union européenne et les Etats-Unis.
- Outre l’arrêt de la production à Kalouga, le groupe Stellantis a annoncé suspendre son activité d’import-export avec la Russie, ce qui signifie que Stellantis quitte le marché russe, comme GM et Ford l’ont fait il y a plusieurs années.
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Citroën announces a 100% electric range in 2030
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Citroën annonce une gamme 100% électrique en 2030,
- Après les annonces successives du groupe Stellantis sur le passage de chacune de ses marques du moteur thermique vers le 100% électrique, le constructeur a annoncé la stratégie de la marque Citroën à ce sujet, cette marque ayant été la dernière à ne pas encore eu droit à ce type d’annonce. Rappelons les différentes décisions relatives à une électrification totale qui ont été prises successivement pour les autres marques : Abarth en 2024, DS en 2024, Maserati en 2025, Lancia en 2026, Alfa-Roméo en 2027, Fiat en 2027, Opel en 2028, Chrysler en 2028 et Peugeot en 2030.
- Il y avait donc encore une imprécision concernant Citroën. Aujourd’hui, cette imprécision n’est plus de mise car le groupe Stellantis vient d’annoncer que la marque Citroën passerait à son tour au tout électrique en 2030 en Europe.
- La gamme Citroën se compose aujourd’hui des C3, C3 Aircross, C4, e-C4, C5 X, C5 Aircross et C4 SpaceTourer en toute fin de carrière. La C1 a été supprimée l’été dernier, en même temps que la Peugeot 108, mettant un terme aux voitures de segment A chez les deux marques. Les prochaines générations de Citroën lancées sur le marché européen seront toutes hybrides rechargeables ou 100% électrique. Sont ainsi prévues les C4 X en 2022, les nouvelles C3 et e-C3 (CC21) en 2023 et C3 Aircross et e-C3 Aircross (CC24) en 2024, puis les nouvelles C5 Aircross et e-C5 Aircross (CR3) en 2025. La C4 devrait être remplacée en 2027 par une nouvelle génération 100% électrique (e-C4). La C5 X ne sera pas remplacée (ni le C4 SpaceTourer) car Stellantis veut faire de Citroën sa marque d’entrée de gamme (avec cependant une entrée au niveau du segment B et non de segment A).
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Inovev plans 115,000 units per year of the new Renault Austral
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Inovev prévoit 115 000 unités par an du nouveau Renault Austral,
- Le Renault Kadjar (SUV de segment C basé sur la plateforme du Nissan Qashqai) avait été lancé en 2015 pour investir un marché alors en forte croissance, celui des SUV de segment C. A l’époque, Peugeot proposait un 3008 (2009-2016) en fin de carrière et encore inspiré du concept de monospace (avant plongeant, silhouette bicorps) et Citroën n’avait pas encore mis son C5 Aircross sur le marché. L’année 2016 fut la meilleure année pour le Kadjar, avec 150 000 ventes contre 80 000 pour l’ancien Peugeot 3008.
- Mais l’arrivée de la nouvelle génération du Peugeot 3008 en 2016 a mis un frein à la carrière du Kadjar qui n’a cessé de décliner depuis. Ses ventes sont tombées à 75 000 unités en 2020 puis 40 000 en 2021.
- Renault a donc décidé de le remplacer en 2022 par un SUV d’aspect assez proche du Peugeot 3008, qui sera remplacé en 2023 après avoir atteint un pic de production de 250 000 unités en 2018 et en 2019.
- Le nouveau SUV Renault rebaptisé Austral se présente sous une ligne classique de 4,51 m de long (+6 cm par rapport au Kadjar) reposant sur la plateforme CMF-CD et non sur la CMF-EV dédiée aux véhicules électriques. Ce qui signifie que le nouveau modèle garde les motorisations essence 3 cylindres de 1,2 litre (mais pas diesel) en versions HEV-Mild et HEV-Full développant 130 ch, 140 ch, 160 ch ou 200 ch selon les versions. Pas de version 100% électrique pour l’Austral qui devrait terminer sa carrière en 2029.
- Le Renault Austral sera fabriqué sur le site espagnol de Palencia où est fabriqué la Mégane et le Kadjar. Inovev table sur 115 000 unités par an en Espagne à partir de 2023.
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